Qui veut la peau de Roger Grosse-Bite? (3)
De Gai-Éros.
Texte paru le 2003-02-16 par Charles
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Roger avait glané quelques maigres informations et, l’alcool aidant, fut pris d’une fatigue soudaine. Il regagna donc son hôtel où un réceptionniste de nuit avait pris le relais. Roger le trouva moins répugnant que l’autre. Il s’effondra sur son lit en pantalon et chemise et s’endormit. Il ne rêva pas beaucoup; il était trop bourré.
— Tu as encore fait aller ta grande gueule, Laurie? dit calmement Akim en évitant de regarder la pute.
La fille savait que lorsqu’il ne criait pas, Akim pouvait être dangereux. Il était toujours préférable qu’il hurle sa rage et évacue ainsi la pression. Laurie avait bien parlé avec ce type - mignon d’ailleurs - qui était de passage... Elle ne comprenait pas ce qu’on lui reprochait...
— Tu crois que ça fait plaisir à M. Brown qu’une de ses protégées lui fasse du tort... en parlant trop?
— Si vous voulez parler du type de Chicago... j’ai juste parlé de tout et de rien avec lui...
— Il t’a posé des questions?
— Non! Enfin, je ne crois pas...
— Tu ne crois pas? Vous entendez ça... Elle ne croit pas! ça c’est incroyable!
— Il ne m’en a pas posées... c’est certain!
— Tu ne sais pas et puis la minute d’après tu es certaine... Tu ne te foutrais pas un peu de moi, Laurie?
En disant cela, Akim tourna un peu le fauteuil du bureau vers la droite. Il écarta les jambes. Avec sa main, il prit le bas de son slip et sortit ses couilles. Il dit à Laurie:
— Lèche mes couilles, salope, mais ne touche pas mon zob avec tes mains et ta bouche.
— Tu me fais peur, Akim!
— T’as raison d’avoir peur, ma poule... M. Brown est furibard! Il m’a donné carte blanche pour te régler ton compte si...
— Si?
— Si tu le mérites!
— Akim, je te jure...
— Je ne suis plus d’humeur à t’écouter! Lèche et ferme-la...
Laurie s’est mise à genoux entre ses jambes. De grosses larmes lui coulaient sur les joues. En appui sur ses bras, elle a commencé à lui lécher les couilles avec des petits coups de langues. Son corps était pris de tremblements et elle refoulait tant que bien les sanglots qui venaient du fond de sa gorge. Elle savait que son heure avait sonné. Akim, lui, se caressait la queue dont le gros gland dépassait du slip et qui était collé contre son ventre. Il se mit à caresser la tête de la pute.
— Je t’ai bien dit de lécher mes couilles et de ne pas toucher ma bite, Laurie. Ne l’oublie pas! Lèche bien en dessous des couilles. Embrasse-les bien, prends-les dans ta bouche. Tu aimes ça, non? Ouais, je sais que tu aimes ça.
Laurie essaya de s’appliquer au mieux mais le cœur n’y était pas.
— Mets tes mains dans ton dos.
Roger Slimane se réveilla vers midi. Il mit un certain temps à se souvenir de sa soirée. Il se déshabilla pour prendre une douche. Il bandait. Comme chaque matin! Sa queue était tendue à fond. Il se souvint de son ex, Jason. Un petit mec qui aimait le sexe par dessus tout et qui ne ratait pas une occasion de se faire sauter. Un matin, il avait dit à Roger, d’un air goguenard:
— Tous les matins quand tu sors du pieu, t’as l’air d’un «porte-manteau»!
Voyant l’air surpris du détective, pour se rattraper, il avait ajouté:
— Mais j’adore me faire tirer par un porte-manteau!
Et ils avaient ri ensemble... juste avant de baiser. Ce Jason n’en avait jamais assez. Il asséchait les couilles de Roger... Tant que ce n’était que celles-là, ça pouvait convenir à notre détective privé, mais lorsqu’il vida simultanément les couilles d’un dizaine de mâles, Roger grogna. Il le vira de son appart (c’était l’époque où il en avait encore un!) et de sa misérable vie.
«Porte-manteau» pensa-t-il en souriant.
Il laissa couler l’eau chaude sur son corps encore très musclé.
Sean avait suivi l’homme dans une maison abandonnée, un truc immonde squatté par des junkies. Le gamin n’avait plus un rond et il était prêt à accepter tout. Ce genre de plan, il le savait, avait tout du plan foireux mais nécessité fait loi... Le client était étranger. C’était plus l’accent que le physique qui l’avait mis sur la piste... Slave, peut-être! Sean ne connaissait pas trop bien les nationalités mais cet accent aux «R» roulés lui faisait penser à quelque chose. Alors qu’il pompait allègrement le dard volumineux du mec, Sean entendit un craquement derrière lui. Il frissonna. Le client lui maintenait la tête pour qu’il continue à le sucer. Il frissonna d’avantage. Quelque chose se préparait...
— Baise-le! Baise-le pendant qu’il me suce!
Un autre homme qu’il ne voyait pas se mit à genoux derrière lui et lui pelota le cul. Il lui baissa son pantalon et lui claqua les fesses. Sean essaya encore de tourner la tête mais le premier homme lui interdit.
— Suce! Je te paie assez cher pour ça. Mon copain va se joindre à nous et tu recevras un supplément.
L’homme qui se trouvait dans son dos cracha trois ou quatre fois dans sa main et en badigeonna la raie du prostitué. L’homme l’obligea à se cambrer plus et il poussa sa queue contre son trou. La queue força le passage et Sean hurla. Le client numéro un lui claqua la gueule en l’injuriant. Bien vite, tel une poupée de chiffon, il subit les assauts des deux hommes par devant et par derrière. Chaque fois que la queue entrait dans son cul, il avait un sursaut et il fermait les fesses autour de l’engin. Il écoutait les injures des deux mecs. Ça le grisait presque! Le mec de devant lui envoya ton son sperme au fond de la bouche et il l’obligea à avaler. L’autre s’emballait et l’enculait à mort.
Lorsque Akim l’avait laissée partir, Laurie avait senti la transpiration lui couler abondamment dans le dos. Le métèque l’avait bien prévenue. Plus de confidences aux clients... même de passage! Elle avait juré. Assise au bar du «Blue Lagoon», elle noyait son angoisse en racontant ses dernières vingt-quatre heures au barman fatigué.
— Mon petit Tony, je peux t’assurer que malgré mon âge, je n'en ai jamais vu une aussi grosse. Sa grosseur ne doit certainement rien lui enlever de sa perfection. Je la devine très bien proportionnée.
— C’est génial, Laurie! lui répondit-il sans joie.
— Le pire c’est que je ne l’ai même pas touchée... Il m’a offert un verre et j’ai repéré cette bosse énorme sur l’avant.
À suivre...
Dernier courriel connu de l'auteur : dirtygayhairy@hotmail.com
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