Minley Manor (05)

Minley Manor (05)
Texte paru le 2018-11-25 par Candide   Drapeau-fr.svg
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Août
À chaque mois en 2018, une nouvelle activité vous sera présentée dans Raconte-nous cette photo #9...

Laissez voguer votre imagination autour de cette photo et excitez-nous dans vos propres mots!

Voyons ce que les auteurs voient dans cette photo, à leur façon!

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Septembre


Template-Books.pngSérie : Minley Manor

Le lendemain, à quatre heures et demie, Harry, le chauffeur, ouvrit la porte avant de la Tesla et Laërtes monta. Nous étions devant la prestigieuse Salisbury Castel School. La voiture démarra sans faire d’autre bruit que le grincement des roues sur le gravier.

— Comment s’est passée votre journée, Monsieur ? s’enquit Harry.

— Assez bien, répondit Laërtes. Juste quelques railleries de mes camarades au sujet de mon intimité avec Sa Majesté.

— De la jalousie, Monsieur. Ils sont jaloux de votre belle queue.

— C’est ce que j’ai pensé, Harry. Qu’avons-nous au programme ? La visite chez le Dr Faust, je présume ?

— Oui, Monsieur. Au moins, il ne vous fera pas éjaculer, la déontologie médicale l’interdit.

— On voit que vous ne connaissez pas le vieux pervers qui écrit notre histoire. Enfin, je commence à avoir l’habitude et ce n’est pas si désagréable que ça.

À cinq heures du soir, ils arrivèrent devant la maison du Dr Faust. C’était un bâtiment de style victorien à deux étages. Harry ouvrit la porte de la Tesla et Laërtes descendit. Il sonna à la porte. Ce fut un jeune homme du même âge qui l’accueillit. Il avait des cheveux roux bouclés, des taches de rousseur sur le visage. Il était habillé strictement d’une blouse blanche et d’une cravate bleue.

— Monsieur Milford, je suppose.

— C’est exact, bonjour.

— Bonjour Monsieur, je suis Jamie, le stagiaire du Dr Faust. Si vous voulez bien me suivre.

— C’est étonnant, vous ressemblez beaucoup à l’apprenti de mon tailleur, Taylor.

— Pas étonnant, je suis son frère jumeau monozygote.

— Vous êtes mon cousin, alors.

— Il paraît.

— Je me suis toujours demandé si les bites des jumeaux étaient identiques.

— Elles le sont, Monsieur, et je suis aussi circoncis. Cela m’évitera de baisser mon slip devant vous, comme mon frère a dû le faire.

Ils entrèrent et Jamie le mena dans un petit salon. Un autre homme, assez jeune, vêtu d’une blouse blanche avec une cravate rouge, les attendait.

— Bonjour, Docteur, dit Laërtes.

— Bonjour, Monsieur Milford. Je ne suis pas le Dr Faust, je suis son assistant : Jean Méphisto, infirmier diplômé en pénisologie adolescente. Le docteur m’a chargé des préliminaires, si j’ose m’exprimer ainsi.

— Et en quoi consiste la pénisologie adolescente ?

— Essentiellement à examiner les organes génitaux masculins dans les camps de vacances pour jeunes.

M. Méphisto avait un fort accent français. Il continua :

— Vous prendrez bien une tasse de thé ? Jamie va vous le préparer, il faut bien l’occuper.

Ils s’assirent. Laërtes entendit le bruit d’une machine pour préparer le thé, les traditions se perdaient. Ça lui était égal, il n’aimait toujours pas le thé. Jamie apporta également des scones et de la crème.

— Monsieur Milford, demanda M. Méphisto, puis-je vous appeler par votre prénom ?

— Certainement.

— Merci, appelez-moi Jean. Vous venez pour l’examen préliminaire afin d’adhérer au Club de Minley Manor, je suppose ?

— Non, mon père m’a parlé de circoncision.

— Laissez votre prépuce tranquille. Le duc de Farnborough exige un certificat médical afin de lutter contre les MST. Vous ne devez pas avoir l’habitude de montrer vos organes génitaux, je pense que votre père n’a pas voulu vous inquiéter à l’avance.

— Oh, j’ai déjà montré mon pénis à quelques personnes depuis le début de cette histoire : à mes parents ; à mes domestiques : Edgar, Andrew et Harry ; à Taylor, le frère de Jamie ; à Mr Rich, le tailleur ; à mes cousins ; à mon professeur ; à mes camarades de classe ; à Mrs Dinckinson, l’infirmière scolaire ; à Mr Roberts, le directeur de l’école ; à Ethan, un branleur ; et à la reine. Je vous passe les autres personnes avant mes 16 ans, je ne voudrais pas que mon auteur se fasse censurer.

— Ce serait ennuyeux, en effet, nous disparaîtrions si l’histoire était censurée.

— C’est le destin des personnages de romans virtuels.

— Les personnes réelles disparaissent aussi dans le néant à leur mort.

— Oui, mais elles peuvent croire à un dieu hypothétique qui sauvegarderait leur mémoire avant qu’elles ne soient atteintes de la maladie d’Alzheimer, tandis que nous, nous sommes définitivement condamnés par l’obsolescence technologique.

— Très intéressant, nous n’avons malheureusement pas le temps de philosopher plus longtemps, nous avons du travail. Le Dr Faust a bientôt fini de soigner la chaude-pisse du duc de Sussex.

— Puis-je vous poser encore une question ? intervint Jamie. La reine a vraiment vu votre bite ?

— Jamie, dit Jean, on n’utilise pas ce mot avec les patients, on dit « pénis ».

— Ce n’est pas grave, fit Laërtes, nous sommes cousins. Oui, elle l’a réellement vue lors de l’inspection des pénis.

— Alors les rumeurs sont exactes, dit Jamie. J’aurais été gêné d’être à votre place.

— Jamie est un peu trop timide, dit Jean. Il doit s’habituer à être plus à l’aise avec son corps. Revenons à nos moutons, je vais vous faire une prise de sang au labo.

Ils passèrent dans la pièce voisine. Laërtes enleva sa veste et la posa sur une chaise, il desserra sa cravate et remonta sa manche. Il s’assit et Jean remplit quelques seringues de sang, puis demanda à Laërtes :

— Avez-vous déjà eu des relations sexuelles ?

— Cela dépend de la définition, j’ai éjaculé devant plusieurs personnes et j’ai sucé mon chauffeur, je n’ai cependant jamais eu ou fait de pénétration.

— Nous allons quand même faire des prélèvements, ce sont les ordres du duc. Si vous le permettez, c’est Jamie qui les fera. C’est la première fois, je me permettrais de le corriger s’il commettait une erreur. Je suis désolé de vous imposer ce rôle de cobaye.

— Je comprends fort bien, Jamie doit apprendre.

Jamie sortit trois écouvillons d’un tiroir, Laërtes frémit en les voyant. Le premier prélèvement était dans la bouche, ce ne fut pas trop douloureux. Jamie dit ensuite :

— Je dois maintenant faire un prélèvement dans l’urètre et un autre dans l’anus, pourriez-vous baisser votre pantalon et votre sous-vêtement ?

Laërtes se leva et obéit, non sans une certaine appréhension. D’habitude, cette baisse du slip était synonyme de plaisir, ici c’était de la douleur. Laërtes n’était pas masochiste, son éducation stricte l’empêchait de paraître faible, alors qu’il l’était. Jamie s’assit, mit des gants en latex, prit le pénis dans sa main, le décalotta maladroitement, ouvrit le méat et enfonça l’écouvillon, puis le fit tourner afin de prélever quelques cellules urétrales. Laërtes serra les dents et ne cria pas. Il fut soulagé lorsque son méat fut libéré, il le regarda, il paraissait intact et ne saignait pas, un liquide suintait.

— Vous avez aimé ? lui demanda cyniquement Jean.

— Je ne sais que répondre, répondit Laërtes. La présence de liquide pré-éjaculatoire pourrait le suggérer.

— En effet, ce ne peut pas être une pression sur la prostate qui a provoqué cette fuite car le Dr Faust ne vous a pas encore fait de massage.

— De la prostate ?

— Évidemment, le docteur masse la prostate, le massage du pénis sera fait par Jamie.

— Ces massages sont-ils bien nécessaires dans le cadre d’un examen médical ?

— Ils sont remboursés par la sécurité sociale, il faut en profiter. Tournez-vous.

Jamie examina l’anus de son cousin, Jean suggéra de le nettoyer, Laërtes en fut très contrit. L’écouvillon lui fit moins mal que dans l’urètre, ce qui était de bon augure, le sphincter se détendrait facilement lors de l’intromission dévirginale. Cette pensée le fit bander, alors que le Dr Faust entrait dans la pièce.

— Oh ! dit le médecin. Notre patient est déjà prêt pour la suite, Jamie, enlevez-lui ses souliers, ses pantalons et son sous-vêtement. Bonjour, M. Milford.

— Bonjour, Docteur, répondit Laërtes, si vous êtes le Dr Faust, vous me paraissez bien jeune, n’êtes-vous pas un autre infirmier ?

— J’ai l’honneur d’être le Dr Faust pour vous branler, pardon, pour vous servir. J’ai soixante-dix ans, M. Méphisto m’a cependant donné l’adresse d’une clinique de chirurgie esthétique en échange d’un CDI à vie.

— C’est impressionnant.

— Et vous n’avez pas vu ma bite qui a été allongée et épaissie. Malheureusement, je n’ai pas encore trouvé une âme sœur juvénile. Jamie a seulement été d’accord pour un « plan cul », pas plus. Et vous ? Voulez-vous vous marier avec moi ?

— Je crains que ce ne soit pas possible, ma mère désire me trouver une épouse aimante.

Laërtes n’avait aucune envie de partager sa vie avec ce vieux beau. Il aurait préféré Taylor, ou Jamie, ou les deux à la fois s’ils étaient inséparables. Il n’y avait aucun risque de consanguinité à mélanger son sperme avec celui de ses cousins, deux spermatozoïdes n’engendrant pas (encore) un embryon.

Ils passèrent dans le cabinet du Dr Faust. Au milieu de celui-ci, une chaise d’examen qui ressemblait à celle d’un gynécologue, pour autant que Laërtes pût en juger, car il n’avait jamais fréquenté ce genre de spécialistes, ne s’étant jamais senti femme. Il fut invité à s’installer et à mettre ses jambes écartées dans des étriers.

— Détendez-vous, lui dit le Dr Faust. Nous allons faire une évaluation de votre sensibilité tétonale, de votre tonicité sphinctériale, de votre élasticité prostatique, de votre potentiel érectile et de vos réactions orgasmiques en présence d’une intense excitation.

— En langage courant, expliqua Jean, on va vous mettre un doigt dans le cul et vous branler, comme je vous l’avais déjà indiqué.

— Si vous pensez que cela peut contribuer à une bonne santé, fit Laërtes, je vous confie mon corps.

— Nous en ferons bon usage, dit le Dr Faust, ne craignez rien, M. Laërtes.

— Ne profitez pas de me circoncire en même temps. Ma mère ne veut pas.

— Heureusement que vous me le dites, je l’aurais volontiers fait. Les points vous auraient cependant gêné pour bander lors de votre séjour au manoir, je comprends. Mais pensez-vous que votre mère ait un quelconque droit sur votre pénis ? Est-elle castratrice ? Responsable de votre homosexualité ?

— Je m’abstiendrai de répondre à ces questions.

— Je vous conseille d’aller trouver mon confrère le Dr Freud, qui répondra à votre place, tout en vous masturbant sur son divan.

— N’y a-t-il que des obsédés sexuels dans votre corporation ?

— Je m’abstiendrai de répondre à cette question.

Les doigts habiles de Jean sur les tétons de Laërtes, de Jamie sur son pénis et du Dr Faust sur sa prostate s’unirent pour lui provoquer un orgasme de niveau 10 sur l’échelle de Candide qui en compte 8. Il était soulagé d’avoir gardé son prépuce et d’être enfin prêt pour le week-end. Seule ombre au tableau, son père lui avait interdit de se masturber jusqu’au samedi.

Laërtes quitta le cabinet du Dr Faust avec des échantillons de préservatifs en promotion et monta dans la Tesla.

— Cela s’est-il bien passé ? lui demanda Harry.

— Bof ! La routine. Mon auteur commence à se répéter.