Les souvenirs de Ti-Lou à la campagne
De Gai-Éros.
Texte paru le 1999-10-13 par Jeandeni
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À cette époque, je passais toutes mes années scolaires à Montréal. Mais l'été venu, je retournais immanquablement là où était mon "chez nous ". C'est-à-dire à la ferme. J'y ai passé toute mon enfance ainsi que mon adolescence. Dès la fin de juin, je paquetais mes valises, je prenais le train pour retrouver tout ce que j'avais laissé et dont je m'étais ennuyé. J'arrivais alors chez mon oncle Émile en prétextant venir aider pour les travaux agricoles de la saison. Malgré sa grosse famille, mon oncle Émile était toujours content de m'accueillir. De plus, il savait que ses fils étaient ravis de revoir leur cousin de la ville. Il avait déjà huit garçons mais il se plaisait à me faire croire qu'il avait besoin de moi. Même que parfois, il me considérait comme l'un de ses fils. Ça me faisait énormément plaisir. Or, c'est dans ce décor bucolique, entouré de tous ses hommes, que s'est réveillée ma sexualité au tournant de mes quinze ans.
En tout, nous faisions une petite bande de six ou sept, compte tenu des deux p'tits Beaupré, du grand Paquette et du beau Baptiste. Nous étions inséparables. Après la journée au champ, on se regroupait pour aller bambocher au petit snack bar du coin. On buvait du Pepsi en achalant les filles. On jouait les fanfarons, on essayait de les impressionner. La plus part du temps, elles quittaient les lieux en nous traitant de niaiseux.
On avait établi notre quartier général dans une grange abandonnée à l'orée du village. Le toit éventré éclairait l'intérieur les soirs de clair de lune. On parlait de chose et d'autre d'abord et puis, finalement, de sexe.
Inévitablement, c'est Baptiste, l'aîné du groupe, qui commençait. Vieux qu'il se disait, il avait dix-huit ans. Il était d'une beauté insolente, on le sentait fier de ses charmes et plus particulièrement de sa queue, qui était vraiment splendide. Il l'exhibait fièrement en prétendant bander pour les beaux nichons de la waitress du snack bar à Roger. Alors, chacun de nous faisions comme lui pour ne pas être en reste. Ça finissait toujours pareil, on avait tous les culottes à terre et on se branlait sans avoir l'air que les autres nous perturbaient. Afin de bien jouer le jeu, on se toisait du coin de l'oeil avec des airs baveux. Cependant, incapables de garder cette attitude très longtemps, on s'abandonnait en se regardant avec des yeux avides, sombres de désir. Parfois même, pour le kick, ou par pur esprit de confrérie, on se donnait des coups de mains. Ces séances étaient pour moi, envoûtantes. Je m'organisais toujours pour être près du beau Baptiste qui, de nous tous, avait la plus grosse queue et de surcroît un torse légèrement mais joliment poilu. De fait, notre entraîneur avait, question virilité, une belle longueur d'avance sur nous tous.
Régulièrement, quand j'étais près de lui, il accusait une crampe au poignet et me demandait la charité de poursuivre l'oeuvre commencée. J'adorais qu'il le fasse. Par grandeur d'âme, je poursuivais sa masturbation jusqu'à l'éjaculation. C'était inespéré de sentir l'objet de ma convoitise enfin, là, au creux de ma main. J'étais tellement heureux que j'y mettais une ardeur surprenante. Baptiste sentait de toute évidence le plaisir que j'y prenais, répandait sa sève généreuse en moins de deux. Les giclées de son sperme étaient projeté avec force, à quelques pieds de nous, sur le sol parmi la paille et les copeaux. Ses râlements de jouissance étaient suffisants pour déclencher ma propre éjaculation. Étrangement, nous venions tous à peu près au même moment. Je crois que l'orgasme des uns provoquait irrémédiablement l'orgasme des autres. Nous avons eu souvent ce genre de complicité cet été-là. Ces exercices nous paraissaient normaux étant donné qu'ils étaient mus, selon nos dires, par des pensées de femmes vicieuses. Sauf moi, bien entendu. Moi je n'avais pas à fabuler. Tout était là, sous mes yeux. À portée de la main.
- * *
Lorsque je revins, l'année suivante, le comportement de mes amis avait beaucoup changé. Chacun d'eux s'était trouvé une blonde. J'avais peine à les retrouver seul à seul. Ils avaient désormais une fille à fréquenter. La mentalité des petits villages est cruelle et il apparaît louche qu'un garçon ne s'intéresse pas de près au sexe opposé et ce, dès la prime adolescence. La menace de passer pour un homosexuel est une hantise pour tout homme qui se respecte dans ces petits patelins. J'ai donc dû, moi aussi, faire comme les autres et sembler m'intéresser aux jeunes filles pour sauvegarder ma réputation. C'était à prendre ou à laisser.
Sauf que...
Sauf qu'il y avait Maurice. Maurice était un engagé de mon oncle. Il était en quelque sorte son bras droit. Maurice prenait les responsabilités en l'absence du patron. Maurice était un homme de confiance, un homme d'âge mûr. Dû au fait que Maurice était bon, silencieux et vaillant, on le respectait comme on respecte un homme mystique. Son travail semblait toujours être sa seule préoccupation. Non pas qu'il ait été insensible aux autres, bien au contraire, mais Maurice se mêlait de ses affaires, comme on dit. Très jeune déjà, Maurice m'avait perturbé. Furtivement, je l'observais.
J'admirais sa force lorsqu'il déracinait une souche, j'étais émerveillé de le voir si habile et si calme lorsqu'il maîtrisait les chevaux. À plusieurs reprises, j'avais été ému de voir sa puissante carrure lorsqu'il enlevait sa chemise dans les champs. Son torse rond au poil sombre me perturbait. À tel point que je cherchais en moi quel était ce sentiment étrange et incontrôlable. Mais voilà qu'à l'aube de mes dix-huit ans, je réalisais que les charmes du beau Maurice représentaient en mon for intérieur un mélange complexe d'amour et d'érotisme. J'étais devenu obsédé par sa présence. J'en vins à surveiller ses moindres gestes, ses moindres paroles. Lorsqu'il s'approchait de moi, je perdais tous mes moyens. Quand il venait s'asseoir près de moi sur le tracteur, l'odeur de son corps provoquait en moi des vertiges inquiétants. Un soir, après la journée de travail, je l'ai suivi à son insu. Il s'est rendu dans la grange et, de ma cachette, j'ai pu assister à un spectacle qui m'a ému au plus haut point. Il a retiré sa salopette, ses bas, ses bottines ainsi qu'un sous-vêtement si fatigué qu'il glissa presque tout seul jusqu'à ses chevilles. Le coeur battant, j'avais peine à contrôler mes émotions tant j'étais bouleversé de le voir ainsi, entièrement nu. À l'aide d'une chaudière, il a ramassé l'eau dans un tonneau et s'en est aspergé. Ainsi, il s'est rincé de toute la sueur de la journée. Son corps mouillé luisait dans la pénombre. Il s'est caressé longuement savourant le plaisir de l'eau rafraîchissante. Je n'arrivais plus à respirer tant la vue de ce bel homme me bouleversait. J'ai failli mourir lorsqu'il se mit à toucher sa queue qui, déjà, avait pris des dimensions impressionnantes. Il s'est amusé à découvrir son gland pendant quelques instants puis, lentement, consciencieusement, les yeux clos, la tête par en arrière, il a écarté ses jambes puissantes et poilues et de sa large main a ramassé le lourd contenu de son entrejambes. Ses testicules me semblaient énormes, je n'en avais jamais vu de semblables. Même ceux de Baptiste n'étaient pas aussi volumineux.
Maurice s'est alors appuyé le dos sur une poutre vermoulue et vigoureusement a empoigné sa queue divine. Du bout de son index, il a recueilli une gouttelette de sperme qui perlait tout au bout de son gland lustré. Cette goutte, il l'a répandit délicatement jusqu'à ce que son gland devienne totalement humecté. Avec précision, il commença un mouvement de va-et-vient qui le faisait râler faiblement. Le manège s'accentuait. Maurice respirait de plus en plus fort, le rythme accélérait de plus en plus. Maurice se lamentait comme un animal qui souffre, son visage semblait torturé par un plaisir flagrant, soudain son sperme s'élança dans une première giclée. Maurice ne put retenir un cri rauque et sourd, puis s'ensuivit un autre jet encore plus impressionnant et un autre qu'il éjecta haut dans les airs et puis un dernier encore généreux, mais moindre cette fois. Progressivement, il freina le mouvement, sa respiration se calma et méticuleusement, il secoua sa lourde queue encore bien rigide. Il reprit son souffle, puis se jeta une chaudière pleine d'eau sur le corps, remit ses vêtements et posément sortit de la grange comme si de rien n'était. Moi, derrière ma botte de foin, j'étais complètement ahuri, l'éblouissement de cette scène érotique m'avait tellement troublé que je n'arrivais plus à bouger. Avoir surpris cet homme, que j'admirais, dans ce moment d'intimité aussi intense, m'avait tellement excité que j'étais venu sans avoir à me toucher.
Un profond malaise m'envahissait les jours suivants lorsque j'étais en présence de Maurice. Lorsqu'il me regardait, j'étais incapable de soutenir son regard mais, paradoxalement, mes yeux étaient continuellement rivés dans sa direction. Chaque geste qu'il posait m'émouvait, à tel point que je n'arrivais plus à dissimuler mes très fréquentes érections.
Un soir que nous revenions à la maison, Maurice est venu s'asseoir à côté de moi, derrière, dans la boîte du camion. C'est bien simple, mon coeur a failli rompre, j'avais des chaleurs à n'en plus finir. Maurice a peut-être remarqué mon désarroi puisqu'il m'a dit: "t'as l'air d'avoir ben chaud, tu travailles peut-être trop pour un jeune de ton âge..." C'est idiot, cette phrase a piqué immédiatement mon orgueil et prestement j'ai répliqué: "Ch'us pas si jeune que ça, j'ai eu mes dix-huit le mois passé!" Maurice a été visiblement surpris de ma boutade mais il a tenu à me rassurer en ajoutant: "J'te dis pas ça pour te fâcher, j'voulais juste que tu te fasses pas mourir. Ça serait dommage..." Il m'a dit ça d'un ton si doux, si bienveillant que j'avais l'impression que ça sous-entendait quelque chose. Avec une assurance toute nouvelle, je me suis entendu lui répondre: "Y'a pas de danger, ça paraît pas mais ch'us fait solide pi, ici à la campagne, ch'us tellement heureux que ça me donne de l'énergie sans bon sens." Cette fois Maurice m'a souri franchement et en me regardant droit dans les yeux, il m'a proposé: "Ben, si t'as tant d'énergie que ça, on pourrait aller se baigner dans le petit crique-aux-écureuils, ça va nous rafraîchir avant d'souper." Cette invitation m'a littéralement coupé le souffle. Nous sommes descendus du camion en informant les autres que nous étions pour rentrer à pied. En moi c'était le chahut. Qu'allait-il se passer lorsque Maurice et moi serions tous les deux seuls, à peine vêtus, dans ce coin de nature désertée?
Nous avons marché jusqu'au petit bois, presqu'en silence. À l'occasion, Maurice me signalait la présence d'une gerboise, d'un geais bleu ou d'un nid de couleuvres. Son discours me charmait par la finesse de son propos qui faisait contraste avec la gravité de sa voix. Ironiquement, et dans le même ordre d'idée, il m'apprit que la branche qu'il tenait à la main s'appelait une crossette, parce que coupée en forme de crosse, et qu'elle servait à faire des boutures. Définitivement, Maurice avait le don d'ériger de grands pans d'incertitude au fond de moi. Avec ses petits airs mi-figues mi-raisins, je sentais qu'il se jouait de ma naïveté. Je comprenais qu'il s'amusait au jeu du chat et de la souris.
Il n'avait toujours pas fait allusion à mon intrusion lorsque nous arrivâmes, au bout de vingt minutes, à la petite crique dans laquelle se jetait une chute qui dévalait en cascade sur les rochers. Maurice décida d'un coin où nous posâmes nos affaires et, lentement, il commença à se déshabiller de la façon la plus naturelle du monde. Bientôt, il n'avait plus sur le dos qu'un sous-vêtement blanc, lâche et un peu vieillot, qui supportait tant bien que mal la lourdeur de son sexe. J'étais très ému de le voir ainsi, à mes côtés, presque nu. La beauté de son corps luisant de sueur provoquait en moi un désarroi incontrôlable. Timidement, j'enlevais mes vêtements un à un. Maurice monta tout au haut d'une grosse roche, enleva son caleçon, le jeta sur son épaule puis s'écarta les jambes, prit sa queue entre son pouce et l'index et se mit à pisser dans l'eau, au dessous de lui. Le ruissellement de son envie dans ce silence de fin d'après-midi m'enjôla sans le savoir pour des années à venir. Voir un homme pisser est maintenant pour moi un fantasme qui me rappelle irrévocablement ce moment. Le son cristalin de l'urine dans l'eau me fera toujours revoir cette image magnifique de Maurice à contre-jour sur son rocher, un poing sur la hanche, l'autre main tenant sa queue qui pisse, les jambes écartées.
Perdu dans ma contemplation, Maurice, de l'eau jusqu'au nombril, m'interpella: "Hey ti-pit, qu'essse tu fais? As-tu peur de te mouiller?" Cette remarque me dérangea, j'avais l'impression que Maurice me provoquait. Il savait que ce n'était pas de l'eau que j'avais peur mais de mes émotions à son égard. Je gardai mon slip et allai le rejoindre. Il nagea vers moi et de ses bras puissants me souleva, puis d'un geste preste m'arracha mon slip en riant. Comme dans un jeu, il me le relança en disant: "Il n'y a pas de danger, ici personne ne peut nous regarder," au moment où je ne mis attendais plus, il ajouta:"Ce n'est pas comme dans la grange..." Le mot était lâché, mes doutes étaient maintenant confirmés.
C'est alors qu'il m'empoigna tel un sac de farine et me ramena à la berge en me prévenant du but de ses intentions: "Les jeunes garçons qui écorniflent dans l'intimité des grandes personnes doivent avoir une correction." Je n'ai pas eu le temps de riposter que déjà je me retrouvai à plat ventre sur ses genoux, pour me voir administrer une sévère fessée. Imaginez ma surprise et mon humiliation, moi, dans tout l'orgueil de mes dix-huit ans, me faire punir comme un enfant. J'eus beau me débattre autant comme autant, rien n'y fit. Sa force dominait la mienne sans aucune peine. Il me la donnait pas pour rire cette fessée, ses mains étaient larges et claquaient sans ménagement. Je criais, j'implorais qu'il cesse, mais en vain. Je ne l'avais pas cru si fâché, et vlan! et vlan! et encore! J'avais des larmes plein les yeux, et vlan! Sa rage semblait inassouvissable lorsqu'un phénomène étrange se produisit: la douleur affligée devint de moins en moins désagréable. J'en vins même à éprouver, dans le feu de la fessée, une chaleur confuse et consternante. Mes fesses chauffaient fort, d'accord, mais à chaque fois que sa main s'y abattait, une sensation grandissante d'euphorie s'installait en moi. Je pleurais, je criais, je hurlais, subissant obscurément cette violente volupté. Que cet homme que je désirais me détienne sous sa domination m'apparut, à ce moment précis, comme le summum de l'amour passionné. J'en vins à atteindre des vertiges de plaisirs insoupçonnés.
Je ne criais plus, je râlais en m'agrippant à se mollets noueux, à ses reins lisses et à son puissant avant-bras dans lequel j'enfonçais mes ongles au plus fort de la correction. Épuisé, j'en vins à ne presque plus geindre. Maurice ralentit progressivement la mesure et bientôt plutôt que de frapper, se mit à me caresser. "Ça chauffe en chien!" dis-je, en reniflant. Maurice m'étendit à plat ventre sur une roche plate couverte de mousse et se mit à me prodiguer des soins bien spéciaux en me disant: "J'y suis allé peut-être un peu trop fort, je vais tenter de te faire oublier tout ça." De sa langue mouillé de salive, il se mit à lécher mes fesses endolories. Sa langue fraîche sur mes fesse brûlante était un baume bienfaiteur. Il s'appliquait à me prodiguer ces soins lorsque je m'aperçus que de ses deux mains il écarta mes fesses et que, doucement, il introduisit sa langue dans mon anus. J'allais d'étonnement en étonnement, jamais je n'aurais cru qu'une chose semblable puisse se faire. La surprise passée, à cours de résistance, je m'abandonnai à cette nouvelle expérience. Mon corps tout entier fut envahi de frissons suaves.
J'avais peine à réaliser tout le plaisir que je ressentais. J'étais possédé par la découverte des sensations que cette nouvelle zone. Mon arrièrre-train m'étant toujours apparu comme un territoire tabou et sans grand intérêt. Maurice s'acharnait rageusement à pousser sa langue au fond de mon fondement. Sa salive généreuse m'inondait le cul tout entier et coulait du long de ma raie jusque sur mon scrotum frémissant. Mon initiateur me souleva soudainement tout l'arrière train et je me retrouvai en chien de fusil. Ma queue libérée se mit à crapahuter, il s'en empara et tout en poursuivant son activité à l'arrière il se mit à me masturber. Sa langue s'activait dans mon cul alors que ses mains me branlait allègrement et caressait avec frénésie mes deux valseuses. Cette combinaison de sensation mes faisait jouir et littéralement capoter. Mais je n'étais pas au bout de mes surprises.
Maurice avait entrepris d'introduire un doigt dans ce tunnel que je croyais à sens unique. Je fus rébarbatif d'abord. Maurice, conscient de mon étonnement, prit tout son temps. De l'autre côté, sa main s'affairait toujours et tentait, par des agissements savants, de me faire oublier la crainte de l'introduction arrière. Centimètre par centimètre, son doigt se fraya un chemin dans mon for intérieur et parvint à atteindre une note de plaisir qui m'était jusqu'alors inconnue. M'ayant ainsi apprivoisé, il pouvait maintenant glisser allégrement dans ce passage étroit. Il y mit un autre doigt. Le cheminement, cette fois-ci, se fit plus aisément. Les muscles de mon anus n'affichaient plus aucune résistance à ces deux doigts, même que je me sentais prêt pour un troisième. Au lieu de, il avança sournoisement sa queue excitée près de mon orifice. J'ai cru que Maurice voulait plaisanter. Franchement. Comment pouvait-il croire qu'un engin aussi énorme que le sien puisse se glisser dans ce petit trou de rien?
En guise de réponse, Maurice cracha dans sa main et badigeonna généreusement son gland. Doucement, il entreprit de l'introduire dans mon anus rébarbatif. J'ai cru qu'il n'y parviendrait jamais mais, à mon grand étonnement, sa queue, petit à petit, atteignait son but. Je n'arrivais pas à le croire, qui plus est cette infraction périlleuse se convertissait à chaque instant en pur moment d'extase Paradoxalement, une envie irrésistible de réussir à posséder l'objet de mes rêves me fit m'offrir d'avantage. La folie s'empara de moi, je n'avais plus qu'une idée; me faire pénétrer par mon homme jusqu'au fond, jusqu'à ce qu'il en bave, jusqu'à ce qu'il en perdre la tête et qu'il me fourre comme une bête.
C'est ce qui arriva. Maurice, un coup complément enfoncé, se mit à me pistonner sauvagement, il n'avait plus aucun contrôle, il me dardait le cul comme un forcené, ses mains agrippées à mes hanches me tiraient à lui avec une avidité désespéré. Maurice râlait de jouissance. Ce va-et-vient démentiel me ravageait tel un cyclone autant dans mon corps que dans ma tête. Frénétiquement, je me masturbais, sentant que Maurice allait bientôt éclater. Lorsque je sentis mon sperme s'engager dans la direction du non-retour, Maurice lança un long cri, rauque, sonore, qui se répercuta sur les rochers environnants. Je hurlai moi aussi lorsque ma semence fut projetée avec violence à une distance incroyable. En quelques secondes, toute la tension qui nous tenait s'estompa. Nous nous abattîmes sur le sol comme des arbres morts.
Nous sommes restés un long moment enchevêtrés l'un et l'autre sur le tapis de mousse odorante, le coeur encore affolé, cherchant à reprendre nos esprits. Maurice s'est rapproché de moi, m'a collé contre lui, m'a embrassé longuement, les yeux clos. Nous avons sombrés dans un profond sommeil.
Lorsque nous nous sommes réveillés, il faisait nuit. Nous sommes rentrés à la maison, Maurice me tenant par le cou m'a soufflé à l'oreille: "Maintenant tu sais ce qui arrive aux jeunes garçons qui espionnent les grandes personnes. J'espère que ceci te servira de leçon." J'embrassai longuement mon éducateur et j'ajoutai d'un ton qui se voulait délinquant: "J'pense que j'ai pas fini de me faire corriger..."
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