Les histoires de Franck (22) : L’épididymite

Les histoires de Franck (22) : L’épididymite
Texte paru le 2013-05-31 par FranckV   Drapeau-fr.svg
Publié par l'auteur sur l'archive wiki de Gai-Éros.



Cet auteur vous présente 26 texte(s) et/ou série(s) sur Gai-Éros.

Ce texte a été lu 3757 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)

(ne fonctionne qu'avec les auteurs qui sont des usagers validés sur l'archive)
Raconte-201808.jpg

Août
À chaque mois en 2018, une nouvelle activité vous sera présentée dans Raconte-nous cette photo #9...

Laissez voguer votre imagination autour de cette photo et excitez-nous dans vos propres mots!

Voyons ce que les auteurs voient dans cette photo, à leur façon!

Raconte-201809.jpg

Septembre


• Un nouveau problème

02/03/06 – âge : presque 36 ans et 6 mois

Quelques mois plus tôt, j’avais été traité pour une douleur au testicule gauche et je me croyais tranquille. Mais ce jour là, sous la douche, je remarquais que quelque chose n’était pas comme d’habitude. Mon testicule droit avait un peu grossi et semblait remonté un peu plus qu’à l’accoutumé. Mais je ne m’inquiétais pas. Ce n’était pas douloureux et je me disais que ça allait passer.

Cependant, les quatre ou cinq jours qui suivirent ne me rassurèrent pas. Mon testicule droit était toujours aussi gonflé et était par moment un peu douloureux. Et chaque fois que je me masturbais (un de mes grands pêchés, je n’arrive pas à me contrôler et je dois le faire au minimum trois fois par jour… Peut-être un jour aurai-je besoin d’une thérapie pour ce problème là), mon testicule droit se rétractait immédiatement à l’intérieur de mon corps et, même si cela est naturel chez la plupart des hommes, c’est un phénomène qui se produit rarement chez moi et je trouve cette sensation particulièrement désagréable.

Comme aucun signe de progrès ne semblait pointer le bout de son nez, je me décidais d’aller voir mon médecin traitant. Manque de chance, il était de nouveau absent et je devais me rabattre sur la maison médicale de quartier. Je sélectionnais les horaires correspondants au médecin qui me semblait le plus correspondre à cet examen intime. Appelons le Docteur M.

Il me fit entrer dans son cabinet et, même si ce n’était pas la première fois que je devais montrer mes organes génitaux à un médecin, j’éprouvais toujours ce sentiment de gêne dès qu’il s’agissait d’un docteur qui ne m’avait pas encore exploré intimement. Après avoir exposé mon problème, il m’invita à baisser mon pantalon et mon slip et à m’allonger sur la table d’auscultation.

Je m’exécutais alors. Je déboutonnais mon pantalon puis je m’allongeais sur la table. Là, je me soulevais un peu et je baissais mon pantalon et mon slip jusqu’à mi-cuisse dévoilant ainsi mon sexe au regard du docteur. Ce dernier enfila un gant en latex et commença alors la palpation de mes testicules tout en me demanda si c’était ou non douloureux. Mais je ne ressentais principalement qu’une gêne au testicule droit, comme s’il était un peu plus sensible et un peu plus chaud. L’examen fut assez rapide et le docteur me dit qu’il n’y avait probablement rien de grave mais qu’il ne pouvait pas se prononcer véritablement sur ce que j’avais. Plusieurs hypothèses semblaient convenir. Il me dit que je pouvais me rhabiller. Il me donna un traitement et me dit que tout devrait normalement rentrer dans l’ordre d’ici 4 ou 5 jours et que si cela n’était pas le cas, il faudrait peut-être envisager une radio afin de vérifier qu’il ne s’agissait pas de quelque chose de plus gênant qui nécessiterait une opération… Bien entendu, cela ne me rassura guère.

Je me dépêchais d’aller à la pharmacie pour commencer au plus vite ce traitement.

• Une semaine plus tard

09/03/06 – âge : presque 36 ans et 6 mois

J’avais bien respecté le traitement du Docteur M. mais une semaine était passée et le problème persistait. Mon testicule droit était toujours enflé et sensible et mes séances de masturbation devenaient de plus en plus pénibles. Je m’étais hasardé à essayer de tâter moi-même mon testicule droit puis mon testicule gauche pour les comparer mais la différence de taille entre les deux m’alarmait vraiment. Je me voyais déjà sur la table d’opération en train de me faire charcuter… J’imaginais de nombreux scénario incluant, bien entendu, la révélation d’un cancer des testicules. Mon exploration me fit remarquer que l’épididyme de mon testicule droit me semblait, elle aussi, assez enflée.

Mon médecin ne rentrait de vacances que dans quelques jours et je ne voulais pas prendre le risque d’attendre trop longtemps. Je me décidais alors à retourner voir le Docteur M. qui s’était occupé de moi la dernière fois. Je regardais alors le planning des quatre médecins de la maison médicale de quartier pour être certain de tomber sur le Docteur M. et je choisissais le premier créneau horaire. Je me rendais, un peu nerveux, au cabinet médical.

A mon arrivée, une nouvelle inattendue allait bouleverser mon planning. Une petite affichette annonçait le décès accidentel du Docteur E., l’un des 4 médecins de la maison médicale. Je fus assez choqué et surpris par cette nouvelle et je ne fis pas attention que cet incident avait eu pour conséquence de modifier le planning des permanences des autres médecins. Le Docteur M. n’était donc pas disponible pour les visites sans rendez-vous et c’est un autre médecin qui me reçut. Appelons le Docteur G.

Un fois entré dans son cabinet médical, je lui expliquais la raison de ma visite et lui résumais mon récent passage chez le Docteur M. et le traitement qu’il m’avait prescrit. Le Docteur G. me dit alors qu’il allait regarder cela de près et me demanda de baisser pantalon et slip. Contrairement au Docteur M., le Docteur G. palpa longuement chacun de mes testicules ainsi que leur épididyme. Puis, il m’expliqua qu’il s’agissait, selon lui d’une épididymite. Alors que le docteur m’expliquait ce qu’était une épididymite et comment il faudrait soigner cela, je restais allongé sur cette table d’auscultation, la verge et les testicules complètement exposés à son regard.

Son explication terminée, il me dit que si cela n’était pas passé au bout d’une semaine, il faudrait alors procéder à une radio comme l’avait envisagé le Docteur M. et voir s’il ne s’agissait pas d’un problème plus important. Il m’invita alors à me rhabiller et me fit une ordonnance pour la pharmacie. Quelques minutes plus tard, je commençais mon traitement.

• Le troisième docteur

13/03/06 – âge : 36 ans et 6 mois

Les médicaments eurent un effet non négligeable sur mon problème. Cependant, la semaine était passée et mon testicule droit était toujours plus gros que le gauche, toujours plus sensible et mon épididyme semblait toujours un peu plus gonflé. Je ne voulais pas attendre plus longtemps et me décidais d’aller voir un médecin pour me conseiller un cabinet radiologique. Apparemment, mon docteur habituel était revenu de vacances et je préférais aller le voir lui plutôt que de continuer avec le Docteur G. ou le Docteur M.

Mon médecin me connaissait bien et, bien que cette idée était probablement stupide, je pensais qu’il était beaucoup plus apte et compétent que les deux autres docteurs. Je me rendais donc chez le Docteur A.

Toujours aussi sympathique et rassurant. Je lui confiais mes problèmes récents. Il me dit d’abord que je n’avais pas à m’inquiéter et qu’il fallait parfois plus d’une semaine pour soigner une épididymite. Il me demanda si j’avais eu des relations sexuelles récemment et me précisant que l’infection pouvait venir de là. Je lui répondis que cela faisait de longs mois que je n’avais plus eu de relations sexuelles. Il me demanda si je me masturbais et lui répondis que je pratiquais la masturbation très fréquemment. Il me dit que l’infection pouvait aussi arriver comme cela. Il me dit qu’il allait vérifier mes parties génitales et m’invita à rejoindre la table d’auscultation.

Je passais donc dans la petite pièce à côté et je retirais mon pantalon. Je m’allongeais sur la table d’auscultation pendant que le docteur enfilait ses gants en latex. Le docteur s’approcha de la table et me demanda de baisser mon slip. Je m’exécutais aussitôt. J’étais un peu stressé (probablement parce que j’avais peur que le docteur me dise que j’avais quelque chose de grave) et je ne m’allongeais pas complètement afin de pouvoir regarder ce que le docteur faisait. Je me mis sur les coudes. Le Docteur A. commença à palper mon testicule droit. Je sursautais un peu. C’était assez sensible malgré le fait que les médicaments avaient réussi tout de même à faire désenfler un peu mon testicule.

Le docteur vit immédiatement que j’étais stressé. Il plaqua aussitôt sa main gauche sur mon torse et me poussa en arrière, m’ordonnant de m’allonger complètement et de me détendre. J’étais à peine allongé qu’il saisit ma verge et me la décalotta d’un geste rapide et sec. Il effectua une petite pression mon gland avec son pouce et son index afin de pouvoir jeter un coup d’œil au méat. Apparemment, il ne devait rien y avoir d’alarmant à ce niveau car il ne dit rien et reposa délicatement ma verge sur mon bas ventre, le gland complètement décalotté.

Il reprit son inspection des testicules et des épididymes. Très sensibles. Ca ne faisait pas mal au point de se retrouver plié en deux mais la sensation était semblable à celle que l’on pourrait ressentir si l’on était piqué par de petites aiguilles. Le Docteur A. prit vraiment son temps pour bien ausculter mes parties intimes. Il me dit que selon lui, c’est bel et bien une épididymite et qu’il faudrait encore quelques jours pour qu’elle soit soignée complètement.

Cependant, par acquis de conscience, il me dit qu’il me prescrirait une ordonnance pour passer une radio. Puis, il saisit de nouveau ma verge et replaça le prépuce sur mon gland. Il dit que je pouvais me rhabiller. Je remontais alors mon slip et me levais pour prendre mon pantalon. Le docteur me dit qu’après réflexion, il préférait encore vérifier quelque chose dans la position debout. Il me demanda de me placer devant lui et de baisser de nouveau mon slip. Je m’exécutais. Le Docteur A. vint alors placer ses doigts sous mes testicules, les remonta un peu et me demanda de tousser. Puis il fit rouler les deux testicules entre ses doigts. Il parcourut de nouveau les épididymes. Puis il me dit de me rhabiller.

• La radiographie

13/03/06 – âge : 36 ans et 6 mois

Quelques instants plus tard, je quittais le cabinet du Docteur A avec une ordonnance pour une radiographie des testicules. Le seul cabinet radiologique que je connaissais se trouvait à quelques rues de là… Mais il y a un gros souci. J’avais déjà passé des radios des poumons et d’un genou dans ce cabinet et les personnes qui prenaient les clichés n’étaient pas les médecins mais des aides qui étaient souvent des jeunes filles fraîchement arrivées dans le métier ou en cours de stages. Et personnellement, je n’avais pas vraiment envie d’exposer mes parties génitales à une personne de la gente féminine… Cruel dilemme. Chercher un autre cabinet et perdre un temps peut-être important (si jamais c’était plus grave qu’une épididymite) ou alors me rendre immédiatement au cabinet pour prendre rendez-vous en occultant la gêne que j’éprouverais si je devais baisser mon slip devant une jeune femme. La peur d’avoir une grave maladie était trop importante et je me décidais à enfouir mes complexes. Je me rendis donc à ce cabinet radiologique.

La demoiselle du secrétariat prit mon ordonnance et me demanda quand je serais disponible pour passer la radio. Je lui répondis que cela dépendait surtout de mon travail mais que je souhaiterais tout de même que cela se fasse le plus tôt possible. Ce à quoi elle me répond « vous seriez libre maintenant ? ». J’avouais être très surpris. En temps normal, il fallait attendre plusieurs jours avant d’obtenir un rendez-vous. Je lui dis que ce serait parfait. Elle me fit alors passer en salle d’attente et me dit que le docteur viendrait me chercher.

Et je ne dus pas attendre très longtemps. Moins de 5 minutes plus tard, le docteur arriva et me dit de le suivre. Il m’indiqua une petite cabine. Il me dit d’y entrer, de fermer derrière mois, de retirer complètement chaussures, pantalon et slip, puis d’entrer dans la pièce suivante. Quelques instants plus tard, je me retrouvais donc dans cette petite cabine uniquement vêtu de mon T-shirt et de mes chaussettes. Je me demandais ce que j’allais trouver derrière l’autre porte. Le docteur serait-t-il seul ? Aurait-t-il une assistante comme c’était le cas lors des radios des poumons ? De toutes façons, je n’avais plus vraiment le choix. Je devais entrer dans cette pièce. Je poussais alors la porte et me retrouvais seul dans cette petite salle. Le docteur arriva quelques instants plus tard et me dit de m’allonger sur la table d’auscultation.

Une fois en place, le docteur étala une sorte de gel sur mes testicules. Le contact était à la fois doux et froid. Le docteur me demanda de tenir ma verge bien contre mon ventre afin qu’il puisse avoir un meilleur accès à mes testicules. Puis, il prit en main un appareil de radiographie (probablement échographique) et vint le placer contre mes bourses. Je pouvais voir des choses se dessiner sur le petit écran de contrôle qui se trouvait à ma droite. Le médecin parcourut scrupuleusement mais deux testicules et leur épididyme respectif. Il nota en effet que l’épididyme droit est un peu enflé. Selon lui, c’est bel et bien la trace d’une épididymite en cours de guérison. Sinon, rien de particulier à signaler (ce qui me rassure grandement).

Il parcourut de nouveau mes deux testicules en me demandant de pousser, comme si j’allais à la grosse commission. Sur l’écran, des « traces » jaunes orange semblaient parcourir mes testicules et plus particulièrement le testicule gauche. Selon les termes du docteur, il y aurait une légère varicocèle au niveau du testicule gauche, mais rien de grave ou d’alarmant.

Le docteur rangea alors l’appareil d'échographie. Il me donna des serviettes en papier et me dit que je pouvais m’essuyer puis aller me rhabiller, le temps qu’il prépare le bilan. Il quitta alors la salle. Je me levais de la table d’auscultation et j’essayais, du mieux que je pouvais, de me débarrasser du gel qui couvrait mes testicules. J’avais l’impression qu’il y en avait des litres. Quelques minutes plus tard, je quittais le cabinet radiologique, rassuré.

Quelques jours plus tard, l’épididymite n’était plus qu’un mauvais souvenir.

À suivre...


Faites plaisir à l'auteur, vous pouvez toujours laisser un petit commentaire!!! Cliquez ici et ajoutez un sujet!