L’infirmier du camp religieux (04)

L’infirmier du camp religieux (04)
Texte paru le 2018-08-07 par Candide   Drapeau-fr.svg
Publié par l'auteur sur l'archive wiki de Gai-Éros.

MMM.jpg/ MMM.jpg

Cet auteur vous présente 32 texte(s) et/ou série(s) sur Gai-Éros.

Ce texte a été lu 3587 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)

(ne fonctionne qu'avec les auteurs qui sont des usagers validés sur l'archive)
Raconte-201808.jpg

Août
À chaque mois en 2018, une nouvelle activité vous sera présentée dans Raconte-nous cette photo #9...

Laissez voguer votre imagination autour de cette photo et excitez-nous dans vos propres mots!

Voyons ce que les auteurs voient dans cette photo, à leur façon!

Raconte-201809.jpg

Septembre



Julien

Le masturbé finit par éjaculer en poussant un râle.

Le suivant qui entre a mis un maillot des Bleus, cela éveille l’intérêt de Clément.

— Bonjour, lui dit-il. Il me semble qu’on se connaît. Ne serais-tu pas Julien ?

— Et vous étiez l’entraîneur de mon équipe de foot, Clément ?

Ils commencent à discuter des dernières prestations de leur équipe favorite. Je suis obligé de les arrêter pour ne pas y passer le reste de l’après-midi, je n’ai pas que ça à faire, j'ai encore d'autres bites à tripoter.

— Encore une question, dit Julien. Vous avez arrêté le foot pour devenir curé ?

— Oui, la vocation ne se discute pas, répond Clément, Dieu nous appelle et nous devons le suivre.

Il hésite un moment, puis continue :

— Et la tentation était trop forte.

— La tentation ? demande Julien. Quelle tentation ?

— Celle de m’intéresser un peu trop aux corps de mes footballeurs.

— Que voulez-vous dire ? Je n’ai jamais rien remarqué.

— Oh, je n’ai jamais eu de gestes déplacés. Ce n’étaient que des pensées.

Et voilà, il a quitté le foot et il retombe dans la tentation ici au camp. Je le lui fais remarquer.

— Je ne savais pas qu’il y aurait ce camp, me répond-il, mais ce ne sont que trois semaines par année. Pas question de me laisser aller à des pensées coupables, ici je suis bien entouré.

Je n’en suis pas si sûr, il ne doit pas compter sur moi pour le remettre à l’ordre, au contraire. Quant aux prêtres, je doute fort de leur moralité, particulièrement celle du père Paul qui est bien familier avec Baptiste. Je pose les questions habituelles à Julien :

— Pas de nouvelles maladies depuis que tu as envoyé le questionnaire ?

Il rougit, puis dit tout bas :

— Je… Je crois que j’ai attrapé quelque chose.

— Un virus ?

— Je ne sais pas ce que c’est.

— Et tu n’es pas allé chez le médecin ?

— Je n’ai pas osé. Vous comprenez, c’est à un endroit intime. Je ne voulais pas en parler à mes parents.

— Je regarderai, en attendant déshabille-toi, Clément te pèsera. Non, je le ferai moi-même.

Julien a aussi mis un slip bleu de son équipe championne avec deux étoiles cousues à la hauteur du gland. Je lui demande de le baisser.

— Je ne sais pas non plus exactement ce que ce c’est, tu l’as chopé où ?

— C’était le soir de la victoire, j’étais passablement imbibé. Une fille que je ne connais pas a voulu me dépuceler et nous n’avions pas de capotes.

— Je ne peux évidemment pas te garder au camp avec ça, tu prends le prochain train pour aller aux urgences, je te donnerai une adresse.

— Et… que vais-je dire à mes parents ?

— Que cela ne les regarde pas. La version officielle sera que j’ai vu un grain de beauté très suspect sur ton pénis et que tu as dû aller le faire contrôler. Après, ils seront contents de savoir que ce n’est pas un cancer. Et, lorsque tu auras tes antibiotiques, tu pourras revenir ici. D’accord ?

— D’accord.

— Clément, accompagnez-le et racontez la version officielle au père Laurent.

Julien se rhabille, puis ils sortent. Je n’ai pas envie de faire une fiche. J’espère qu’il n’y en aura pas d’autres vraiment malades. Je suis en vacances, moi.


Kévin

Un peu plus gai : un nouveau garçon entre avec Clément. Je suis tout de suite subjugué. Il est très beau, ce n’est cependant pas une beauté qui ferait de lui un modèle, c’est plutôt une beauté intérieure, un rayonnement, il respire la joie de vivre.

— Bonjour messieurs, nous dit-il.

Je me présente, puis lui demande son nom et sa date de naissance. Il me répond :

— Kévin ***, né le 1er janvier 20**. C’est vrai que vous nous faites spermer ?

Je suis tout d’abord surpris, ensuite je souris.

— Qui t’a dit ça ?

— Ceux qui ont déjà passé. Ils m’ont dit qu’ils devaient se branler… pardon se masturber devant vous et que vous récoltiez leur sperme dans un gobelet.

— C’est une légende urbaine, le contrôle du pénis. Et j’en ferais quoi de ton sperme, je le jetterais dans le lavabo ? Tu c’est bien que c’est interdit, le sperme doit être réservé à la procréation.

— Ouais, je sais, je suis croyant mais pas très pratiquant, c’est-à-dire que j’ai quand même des pratiques sexuelles, je ne sais pas si vous comprenez.

— En clair, tu te touches même que c’est interdit. Dans ce camp, ce n’est pas autorisé, mais Clément pourrait le faire à ta place.

— Oh, je n’aurais pas de gêne à me masturber devant vous, mais ce serait sympa de la part de Clément, comme ça je n’aurais pas besoin de me confesser.

— Cela ne répond toujours pas à ma question, que ferais-je avec ton sperme ?

— Voilà, quelqu’un m’a dit qu’il a vu un microscope dans une armoire vitrée. Mon grand frère désire avoir un bébé et ça ne marche pas, il a dû faire une analyse et il est stérile. J’aimerais bien lui offrir mon sperme, sa femme est d’accord. Je ne veux cependant pas faire les démarches si je suis aussi stérile. Ce serait inutile.

— C’est un geste généreux de ta part. Tu es majeur ?

— Oui, j’ai eu 18 ans.

— Bien, je suis d’accord. Clément, allez dire au suivant que nous aurons du retard et qu’il peut attendre au réfectoire. Fermez ensuite la porte à clef.

— Bien, j’y vais, me répond le séminariste.

Clément m’obéit, j’ai l’impression d’avoir pas mal d’emprise sur lui, il ne me contredit jamais. Il doit me trouver plus intéressant que ses chefs.

— Déshabille-toi entièrement et couche-toi sur la table d’examen, tu seras plus à l’aise.

Kévin n’est pas très grand, son corps est cependant parfait. Il enlève son slip psychédélique rétro. Il a une petite bite circoncise, charmante, reposant sur des couilles assez grosses.

— Que veux-tu faire comme boulot ? lui demandé-je.

— J’aimerais bien être acteur de comédie musicale, chanteur et danseur. Je commence une école à la rentrée.

— Tu as déjà joué quelque chose ?

— Oui, j’ai joué Hair dans mon village avec des amateurs. J’ai récupéré le slip.

— Je pensais qu’on n’avait pas besoin de slip dans cette comédie musicale.

— J’étais à poil, c’était juste pour saluer à la fin.

Je comprends maintenant pourquoi Kévin a l’air si à l’aise avec sa nudité. Ce ne doit pas être évident de jouer devant tout le village, avec sa famille alignée au premier rang. Il se couche sur la table, je relève sa tête pour qu’il puisse bien observer. Je lui examine le pénis et lui demande :

— Il y a longtemps que tu es circoncis ?

— Depuis deux ans.

— C’était pourquoi ?

— C’était pour une raison esthétique, je trouve plus joli. Et j’ai eu des remarques très positives de mes admiratrices à la fin des spectacles, et même de mes admirateurs…

— Tes parents t’ont laissé faire ?

— Papa est chirurgien dans une clinique d’esthétique, il ne pouvait pas refuser. Je lui en ai parlé, il a regardé mon zizi et m’a donné des conseils.

— C’est lui qui t’a coupé ?

— Non, un de ses collègues. Lui, il est spécialiste du gonflement des seins. Chacun son boulot.

— Voilà, dis-je au séminariste. Vous pouvez commencer.

Kévin ferme les yeux et se détend. Je me demande s’il n’a pas déjà eu des massages érotiques.

— Vous êtes sûr que je peux le faire ?

— Mais oui, Kévin est majeur, il nous a donné son accord, quant aux questions morales vous vous débrouillez avec votre confesseur.

— C’est la première fois que je touche le pénis d’un homme, dites-moi si je suis maladroit.

— Ne me dites pas que vous n’avez jamais touché le vôtre, je ne vous croirais pas.

— Oui, c’est vrai. Mais le mien n’est pas circoncis.

— Tu veux du lubrifiant ? demandé-je à Kévin.

— Non, me répond-il, je fais sans d’habitude, mais vous n’avez pas bientôt fini de bavarder ?

Clément se résout à prendre le pénis de Kévin dans sa main, il est beaucoup plus expérimenté qu’il ne le prétend, ce doit être un grand masturbateur devant l’Éternel. Le pénis de notre comédien prend rapidement de l’ampleur. Il est même bien plus gros que sa taille au repos ne le laisse présager. Comme Kévin a fermé les yeux, je peux prendre une réglette et le mesurer : 17 cm. Le patient a l’air d’apprécier, il gémit de temps en temps et ne paraît pas pressé de spermer comme il l’a dit. Je chuchote à Clément d’accélérer la cadence de ses va-et-vient, pendant que je vais chercher un gobelet en plastique.

Le masturbé finit par éjaculer en poussant un râle, j’espère qu’on ne l’a pas entendu à l’extérieur. Je récolte soigneusement avec une pipette toutes les gouttes de sperme qui ont inondé sa poitrine, je dis à Clément de lui nettoyer avec des lingettes, pendant que je prépare une lamelle pour l’examiner au microscope.

Je dis à Kévin de regarder lui-même.

— Parfait, me dit-il, je vois des spermatozoïdes.

— Je ne sais pas s’il y en a assez, tu devras quand même aller faire une analyse plus sérieuse ailleurs.

— Est-ce que ce sera une infirmière que le récoltera ? Cela ne me dérangerait pas non plus, je crois bien que je suis bisexuel.

— Tu rêves ? Tu devras faire le boulot toi-même. Ce n’est que dans les camps des Catholiques intégristes, pardon pour le lapsus linguae, je voulais dire traditionalistes, que les récoltes de sperme se font par les séminaristes.

Clément est bien obligé de sourire, tandis que Kévin éclate de rire.

— Vous êtes des anges, nous dit-il. Merci beaucoup.

— Toi, tu es un ange, lui réponds-je, moi je suis plutôt un ange déchu.

Pendant que Kévin se rhabille, je jette la plaque à la poubelle, je rince le gobelet avant de le jeter également. J’ouvre la fenêtre pour aérer et j’invite Clément et Kévin pour boire un verre d’eau au réfectoire.

— As-tu des photos de la comédie musicale ? demandé-je encore à Kévin.

— Bien sûr, ma mère doit en avoir fait une centaine.

— Tu veux bien m’en envoyer une en souvenir ? Je te donnerai mon adresse mail.

— Laquelle ?

— Peu importe, pourvu qu’on voie ta bite.

— Tu es gay ? Excuse-moi de te tutoyer, mais nous sommes un peu intimes depuis tout à l’heure.

— Oui, mais cela reste entre nous. Les homosexuels ne sont pas en odeur de sainteté ici, même si je pense que le Christ l’était.


Asuivre.png
J’ai vu la comédie musicale Hair hier soir et c’est un des acteurs qui m’a inspiré le personnage de Kévin. Je ne sais même pas son nom puisqu’il est dans une liste de figurants. C’était le seul homme qui a joué entièrement nu. Quand même un petit reproche, on se rase pas le pubis lorsqu’on joue dans cette comédie musicale. Je lui dédie ce chapitre de mon récit pour le remercier de m’avoir offert la beauté de son corps nu pendant quelques minutes. Et je le dédie aussi à un de mes lecteurs, également auteur sur GE, qui m'a inspiré pour le déroulement de l'histoire, il se reconnaîtra.