Flashback sur ma vie (9) - Partie 2
De Gai-Éros.
Texte paru le 2010-07-23 par Flav
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Quatrième partie : L
Partie 2
- Premier texte : Flashback sur ma vie (1) - Francis (partie 1)
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— Salut Flav !
— Francis ? Que me vaut cet honneur ?
— J’étais sans nouvelle et je voulais en avoir le cœur net.
— Les mannequins ont des bureaux maintenant.
— Je ne suis plus que seulement mannequin.
— Non, ça je sais, tu es aussi la poule du boss.
— Tes sources m’ont l’air bonne, et sache que ce coq là, vaut bien mieux que deux sales types de ton espèce.
— Tu ne penses pas ce que tu dis, là je suis certain que ton slip est trempé d’envie.
— D’envie de foutre mon poing…
— Ca va j’ai compris…
— J’ai aussi une convocation pour toi.
— Ha ?
— À force d’acheter des mètres carrés de ma tour, j’ai fait faire une enquête sur Gina et nous avons trouvé ta trace, tu as même spolier Ted. Faut que tu le rendes dingue au pieu pour qu’il t’ait fait un cadeau pareil.
— Les affaires sont les affaires, je voudrais ouvrir un magasin en Allemagne et me rapprocher de ma famille.
— De moi plutôt.
— Détrompe toi, tu fais partie de mon passé, et un passé que j’ai même oublié!
— Je te donne 100m² si tu passes la nuit avec moi.
— Envoi l’acte signé à mon avocat et nous en reparlerons plus tard.
— Teddy qu’elle surprise !
— Francis allait partir…
— Déjà ?
— Oui ce soir, quelqu’un doit le rejoindre.
— Je passais juste te dire Flav que j’avais réservé pour quatre à La Tomate ce soir !
— Super, je laisse la moto au parking et part avec toi.
— Quel pecnot ce Ted…
— Je ne partage pas cet avis.
— Je me demande bien ce que tu lui trouves, ce n’est pas un mec pour toi.
— Qui est assez bien pour moi à t’entendre ?
— Tu as besoin d’être dompté et couvé voire même protégé, ce freluquet ne serait même pas te protéger.
— Me protéger de qui, de quoi ? Mon seul ennemi, à ce jour c’est toi, et je n’ai besoin de personne pour me défendre.
— Tu fais de la moto maintenant ? Ca doit te rappeler notre petite virée au parc ça, non ?
— Sors de ce bureau ou j’appelle la sécurité.
— Tu n’oserais pas !
— Comme tu voudras ! Oui, Anne, j’ai besoin de la sécurité pour accompagner un dissident.
Je n’arrive toujours pas à comprendre son comportement des plus odieux. À chaque rencontre, encore plus d’agressivité, un visage tout autre que celui que j’avais aimé, que j’aimais toujours un peu malgré tout. Mais me faire traité de poule, ça a été son erreur, car plus que jamais, j’avais besoin de vengeance. L du partir pour un litige sur la qualité d’un drapé destiné à des chemises, je partis en moto au resto, ou Gina m’attendait déjà.
— Flavio, Flavio, mon amour. Come estai ?
— Bene Bella, bene. Non en fait ça va pas du tout. Mais qui pourrait aller mal au son de ta voix.
— Quel amour, tu fais… Allez crache le morceau.
— Francis est venu au bureau et…
— Halala que les histoires entre hommes peuvent être compliquée !
— Laisse moi parler, il sait que j’achète des parts dans sa tour, il est venu me jeter à la figure une convocation d’actionnaire. Mais il n’a pas fait que ça. Il a insulté L, …
— L et Francis ont toujours été en concurrence, et depuis que tu t’es mis entre eux deux, ça n’a certainement rien arrangé. Pour une fois, il a perdu !
— Mais enfin, je ne suis pas une poule !
— Je n’ai jamais dis ça voyons, ne t’énerve pas.
— Francis l’a dit, et c’est un peu vrai non ?
— Je serais qui, si L ne m’entretenait pas, j’ai toujours été entretenu…
— Stop, stop, voyons, c’est normal dans le milieu auquel nous appartenons, personne ne travaille par obligation, et oui toi et moi quelque part nous sommes des poules mais ça ne se dit pas.
— Tu es dingue, tu sais…
— Cot, cot… Il n’empêche, je ne saisis pas pourquoi te faire suivre, si c’est pour venir te harceler à l’autre bout du monde quand il en a l’occasion au lieu d’essayer de te reconquérir ?
— Je n’ai plus les mêmes sentiments pour lui, je le déteste beaucoup plus que je n’ai encore de sentiments pour lui !
— De quoi parlez-vous de si désagréable ? Demanda L.
— Ca se voit tant que ça ?
— Teddy, Francis a été odieux avec Flav.
— Le mot est faible, je voudrais lui donner une bonne leçon, je ne me suis jamais senti aussi humilié.
— C’est pourtant courant avec lui ! Répondit L.
— Tu sais que…
— Oui, je sais que tu as été avec lui ! C’est quoi ce papier ?
— Ce qu’il m’a jeter à la figure, il sait que j’ai des parts dans sa fichue tour.
— Moi Flavio, je n’en veux plus de mes parts, et tu devrais aussi vendre les tiennes.
— C’est du grand Francis, une invitation pour le conseil des grands actionnaires, tu n’as aucune chance d’y être admis, il faut posséder 10% de parts minimum.
— Je vais peut-être dire une bêtise, je n’y connais pas grand-chose les garçons, mais à nous trois, nous devons bien posséder 10%.
— Je n’ai quand même pas les moyens de vous racheter vos parts.
— Qui te parle de les racheter, c’est un truc qui se fait souvent, mon cher et tendre mari excelle dans ce domaine. Une seule personne peut nous représenter tous les trois. Il suffit de te nommer co-gérant d’une société que nous appellerons La Tomate, hihihi.
— Cette femme est un génie, à nous trois, nous faisons plus que partie des actionnaires majoritaires, je regardais hier, comme tu investis tout dans ce projet, tu as déjà un sacré paquet de part de capital !
— Mais c’est le faire crouler que je veux faire, pas le voir !
— Halala que tu es encore bien innocent Flavio, on peut lui faire perdre son poste de PDG en quelques mots, fussent-ils faux !
— Il suffit de te briefer un peu, je crois que tu as quelques talents de comédien ! Et si Gina est d’accord, de faire partie du complot !
— C’est certain, il mérite qu’on lui ferme son caquet, hein ma poule !
J’appris bien ma leçon, L et Gina étaient quand même deux beaux rapaces, que rien n’arrêtaient. Il me suffisait de prendre la parole mon tour venu, de dire des chiffres faux, faire croire que nous quittions le navire pour mauvaise gestion, à quelques jours de la construction des derniers niveaux, les autres actionnaires craignant de perdre des plumes, ils nommeraient un de leur paire afin de s’assurer que le projet arrive à terme. Et c’est ce qui arriva, Francis dû démissionner prétextant un ennui de santé, c’est ce que dit en tout cas la presse, mais vous, vous savez la vérité. Lors du drink qui suivit la réunion, mon heure de gloire étant tel, je ne vis pas que Francis vint à moi.
— Fier de toi ?
— Nous avons fait en sorte de protéger nos intérêts à tous.
— Mais pourquoi ! Pas de ça avec moi, tu sais très bien ce que tu as fais !
— La prochaine fois, tu te méfieras des poules…
— Je ne voulais pas te blesser, j’ai dis n’importe quoi, ça me rend fou de te voir avec un autre, j’étais persuader que tu reviendrais à Bruxelles et m’y retrouverait, je veux…
— Mais enfin Francis, tout est foutu entre nous, il y trop de choses qui font que !
— Tu n’étais pas obligé de me faire perdre des plumes pour autant, quand même.
— Qu’est se que je disais, tu te soucies déjà de ton sacro saint argent, tu n’en perds même pas, tu restes actionnaire que je sache.
— Mais c’était mon projet, et …
— Je sais et c’était bien mon but, te faire perdre quelques choses de cher à tes yeux. Tu m’as pris, tu m’as brisé et tu voudrais que je sois encore à ta merci.
— Je t’aime Flav et je ne voulais pas te blesser, tu sais que je suis parfois ours, mais dans le fond je ne suis pas méchant.
— Ça n’a quand même plus d’importance, je ne crois pas que tu ais de l’amour pour moi. Tu veux juste récupérer une prise, tu n’auras pas de mal à en faire une autre, il te reste encore quelques restes, maintenant laisse moi ! Je ne veux plus te voir, un jour peut-être, mais pas pour le moment, je dois rejoindre L et Gina, ils m’attendent en bas.
Nous rentrâmes chez L accompagné de Gina, elle logeait chez lui, nous partirions ensemble pour le domaine de ma grand-mère en Europe pour les fêtes de fin d’année. Nous avons trinqué. Je ne me sentais pas plus léger, juste fier de moi ! Au soir, dans l’intimité de sa chambre :
— Flav, ma sœur passe le nouvel an ici avec sa famille comme d’habitude. Je voudrais te les présenter.
— Mais nous serrons en Belgique pour le nouvel an.
— On peut faire la Noël dans ta famille et le nouvel an dans la mienne.
— On dirait une discussion de jeunes mariés, mais c’est d’accord, c’est ma grand-mère qui sera déçue.
— Tu pourras toujours retourner plus longuement en dehors des fêtes.
— Je ne savais pas que tu avais une sœur ?
— Elle est veuve, elle a une fils et une fille, mes deux neveux que j’adore, elle est très courageuse, à la mort de son mari, elle a repris le laboratoire pharmaceutique qu’il gérait, et en à doubler les résultats. Afin qu’il ne manque de rien, je lui ai racheté sa part du domaine, mais bon, il leur reviendra quand même un jour. Ils passent toujours ici leurs congés.
— J’espère qu’ils m’aimeront bien…
— Pourquoi non ? Demain, tu m’aideras à installé la déco et les luminaires pour aller plus vite comme ça nous pourrons revenir le 29 pour toi profiter un max des tiens.
— Pas de problèmes, ça doit être marrant de décorer cette maison.
— Tu verras bien. Tu sais que je t’aime ?
— Je sais…
Je revois comme si c’était hier ce Noël là, tous les gens que j’aime étaient présents, des amis, à la famille dans son intégralité, personnes ne manquaient à l’appel, c’est sans doute pour cela qu’il reste gravé dans nos mémoires à tous. C’est un des derniers grands bals qui s’est donné chez les Biamonds, du moins dans ce style là. J’ai quelques vidéos de l’évènement, mais je n’arrive pas encore à les regarder. Je vais essayé de ne pas m’attarder dans les détails de cette sauterie car ce n’est pas vraiment ce que recherche le lecteur ici. Ma grand-mère au commande, fit un bal proche de ceux de son enfance d’avant guerre. Le dîner fut interminable et succulent, les gens qui y étaient présent eurent à peine le temps de se préparer aux festivités du soir, une heure tout au plus, toutes les vieilles familles du pays y étaient représentées, en nombre selon les affinités, dans le cas contraire pour les autres ceux que l’on invitait par convenance, envoyèrent tout de même chacune un représentant. Chaque invité avait plus ou moins respecté le thème du bal, « Année trente », toutes en longues les dames avaient ressortit des trésors enfouis des greniers, ou fait faire par des couturières respectant les normes d’alors leurs tenues. Les chapeaux étaient tous porté sur le côté. Les hommes brandissaient quasiment tous des cigares et des pipes pour les plus originaux, des lorgnons, les cheveux gominés comme les stars de ciné d’en ce temps là, les tenues sportwear en velours et culotte de golf remportèrent aussi l’approbation. Ma grand-mère avait voulu un orchestre dans ce que nous nommions la grande salle, pièce qui ne servait jamais car inchauffable. Dans le fumoir, notre pièce favorite quand nous n’étions qu’en famille, une machine parlante en état diffusait fox-trot et autre vieux airs qui dormaient dans les greniers. Un buffet dressé dans la salle à manger principal du bel étage était sans cesse réassorti de terrine de faisans, de marcassins, de perdrix, de bécasses et de chevreuils, des mets désuets en accord avec la soirée. Certaines terrines n’avaient plus été cuites depuis plus de trente ans, et un major d’homme faisait l’apologie de chaque terrine à qui voulait bien l’entendre, si bien qu’un journaliste ne parla que du buffet et du décorum encore en vigueur pour lui dans les vieilles familles, son article relayé dès le lendemain, à sans doute lui aussi contribué au succès de la soirée. Pour la presse à scandale, j’étais Flavio le mannequin, pour la presse un peu plus selecte (celle que l’on feuillete dans les salles d’attente des médecins) je redevenais Flavien Biamonds, et obtenait mon sésame dans la jet-set people de Gina, L et tous les autres. J’en ai profité un peu avec L, trop heureux de se faire invité grâce à moi dans les vieilles familles des différents pays européens qui depuis que la presse avait fait les choux gras de l’évènement, se souvenait tous d’un lien de parenté dans leur arbre généalogique. Mais je passe les étapes, revenons tout de même à ce bal qui s’est clôturé avec « Vienne, Vienne seulement toi » vers les 8h du matin. Au dixième coup de minuit à la grande horloge du clocher de la maison du garde, un feu d’artifice phénoménal fut tiré et tous les invités se rassemblèrent sur la terrasse et dans les jardins. Moi je proposais après quelques minutes du début des hostilités à L, de lui montrer mon cheval, à contre cœur il me suivit voulant profiter un max du spectacle, dans les boxes, l’odeur du foin et des cuirs et l’abstinence contrainte et forcée due à l’éloignement, puisqu’il dormait à l’hôtel m’enleva toute inhibition, pendant qu’il regardait les chevaux, moi je baissai mon pantalon de golfeur et mon boxer qui n’étaient pas d’époque, et je l’attendis, le dos tourné, les mains fermées sur les barreaux d’une porte de box, qu’il vienne s’occuper de moi. Ma croupe offerte, depuis le début du séjour, nous faisions en sorte de ne pas nous faire surprendre, nous évitant le plus possible, le présentant comme mon patron, faisant même croire qu’il était là dans le but que j’ai une promotion. J’étais vraiment en manque, lui aussi apparemment, il me murmura à l’oreille :
— Alors jeune pouliche, on veut une saillie ?
Il me mordilla le lobe de l’oreille, sortit son engin de sa braguette sans rien ôter de ses vêtements. Cracha dans sa main pour tout lubrifiant qu’il appliqua à même sa queue. Heureusement que je m’étais moi aussi en cachette appliqué de la crème sur la rondelle sans ça j’aurai pris et poussé des cris pouvant alerter quelques badauds. Après une dizaine de minutes d’un traitement anal effectué dans les règles de l’art, sentant une douleur dans le bas du dos à cause de ma position de soumission, je lui demandais de s’allonger sur un banc servant en autre temps à mettre les bottes. Je me réempala sur son membre toujours bien dur à califourchon, dans la position précédente je ne pouvais pas le voir : « Francis », il était là, il nous épiait. Je ne crois pas qu’il se soit montré à L, même si j’ai à l’heure où j’écris ses lignes comme un doute qui m’envahit. J’avais réussi à l’éviter de tout le séjour. On s’était bien croisé à l’une ou l’autre reprise mais jamais seul, je n’ai donc jamais eu à évoquer que quelques banalités sans intérêts. Je n’étais jusque là pas particulièrement bandé, j’avais juste envie de me faire prendre, ça m’arrive parfois, mais assez rarement je l’avoue. Quand je l’ai vu nous regardant, je me suis mis directement à bander, ça doit être chimique avec lui dès qu’il est dans les parages. Je me suis déchaîné sur la queue d’L tandis que Francis nous matait, il a de manière viril saisi au travers de son pantalon son paquet bien grossi par l’excitation et ce geste me fit jouir, quasiment simultanément, L lâchait sa purée en moi. J’allais vite l’embrasser lui disant des mots que je ne lui avais jamais dit de manière à faire enrager Francis, des trucs style :
— Oh mon amour, j’aime quand tu me fais l’amour, c’est trop bon, j’ai vraiment pris mon pied, il n’y a que toi pour m’envoyer au septième ciel de la sorte, …
Ce Francis ! Je crois qu’en fait le premier amour, on a beau faire et vouloir se convaincre du contraire, jusqu’à la fin de ses jours, on pense à lui, on regrette et même si nos chemins se sont séparés lors de mes derniers instants sur terre, c’est encore à lui que je penserai, j’en suis sûr. Cette nuit là, après le bal, L est retourné à l’hôtel avec tous mes amis américains, Francis logeait au domaine et si j’étais parvenu à le tenir éloigné de moi, ce matin là, quand tout le monde était couché, il me rejoignit dans ma chambre. J’étais en pyjama de satin, un pantalon uni bleu marine et une chemise dans la même teinte avec un col bordeau, la tenue de nuit en vigueur dans la maison. Il rentra sans frapper, très élégant dans son smoking, le seul accessoire ancien à son costume étant une canne avec un pommeau d’argent. Il s’accouda à un bonheur du jour, me toisa, je me redressai et appuyai mon dos contre le montant du lit.
— Que me vaut cette visite ?
— Ne pourrait-on pas arrêter de nous chamailler un peu ?
— Je crois plutôt que c’est toi qui a la palme pour les coups bas et les engueulades.
— Je promets de me tenir, entre gens du monde ça devrait être possible.
— Ça ne dépend que de toi, vieux snob !
— Comment en sommes-nous arriver là ?
— C’est la vie, comme on dit aux states…
— Je suis sûr que je te manque ?
— J’ai parfois un peu de nostalgie qui me gagne, mais très vite, je t’en veux…
— J’aimerai tant me faire pardonner, tu sais que je t’ai attendu l’autre soir à DC ?
— Tu peux encore m’attendre longtemps !
— Je sais, c’est pour ça que je suis venu.
En prononçant ses paroles, il avait ôté sa veste, dénoué son nœud pap, et ouvert sa chemise sur son torse si parfait, si mâle, si puissant, des plaquettes de chocolat, des pectoraux bien fermes et rebondis. Rien de comparable avec L, celui à qui je pensais en dévorant des yeux un autre, me consumant d’envie pour le beau Francis. Alors qu’il tirait à lui les draps qui me couvraient, il défit le bouton de son pantalon, sûr de lui il vint coller ses lèvres aux miennes, je me laissais faire, lui rendit même son baisé. Il m’arracha littéralement ma chemise de nuit, faisant voler les boutons, je répondis à cet accès de violence en lui mordant jusqu’au sang la lèvre supérieur.
— Aïe ! T’est malade…
— Et toi ma chemise, elle est en lambeaux…
— Je t’en rachèterai vingt si tu veux !
— Là n’est pas la question, nous ne sommes plus un couple, le temps passé, nous est passé,… (les québécois reconnaîtrons « Fais moi la tendresse » de G. Reno)
— Tu as envie de moi, je le sais…
— Peut-être, mais j’en aime un autre !
— Il n’est pas pour toi, laisse toi faire…
— Si ça ne te dérange pas de passer après un autre.
Je ne sais pas si c’est le ton narquois sur lequel j’ai psalmodié cette tirade qu’il l’a rendu fou de rage, toujours est-il qu’il m’a flanqué une baffe. Pas une petite claque amicale, ma joue sur le coup s’est mise à rougir et chauffer. J’ai d’instinct porté ma main à ma joue par auto défense, lui m’a embrassé tout le visage, zone après zone, il m’a enlevé le pantalon, tout en m’embrassant les mamelons, s’est positionné entre mes jambes et s’est petit à petit immiscé dans mon fondement. Ce bal me réservait bien des surprises en plus d’être dans les anales de la presse people, c’est mon cul qui s’en souviendrait, deux hommes y auront séjournés en un soir, deux hommes pour lesquels j’ai des sentiments fort, pour Francis bien que contradictoire, je dois admettre qu’entre ses mains, j’étais chatte ! Mais le destin n’avait pas voulu de nous, et j’avais un homme à quelques kilomètres de moi, peut-être pas aussi beau et intrépide que lui, mais bien plus fiable ! Il déversa en moi un flot impressionnant de sa sève et resta figé en moi un moment encore, quand débandant il se plaça à côté de moi dans le lit. Je réussi en larmoyant à lui dire :
— Ca n’arrivera plus jamais. J’aime L. Il est bon pour moi. Toi aussi je t’aime, mais je ne vis plus quand tu es là. On a déjà essayé et ça s’est mal fini.
— Tout le monde a droit à une seconde chance bébé.
— Que c’est bon à entendre de nouveau…
— Bébé, bébé, reviens à la maison.
— Je ne retire rien de ce que je viens de dire, on s’autodétruit vite quand on est trop longtemps en présence l’un de l’autre…
— Essayons quand même.
— C’est trop tôt.
— Ha tu vois, tu le veux aussi…
— Non Francis, j’aurai du dire c’est trop tard.
— Je t’attendrai, quand tu seras prêt, je serais là…
— Adieu Francis.
— Tss, je t’attendrais le temps qu’il faudra.
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