Calendrier de l'Avent (17)

Calendrier de l'Avent (17)
Texte paru le 2018-12-21 par Jules1291   Drapeau-ch.svg
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Août
À chaque mois en 2018, une nouvelle activité vous sera présentée dans Raconte-nous cette photo #9...

Laissez voguer votre imagination autour de cette photo et excitez-nous dans vos propres mots!

Voyons ce que les auteurs voient dans cette photo, à leur façon!

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Septembre


Template-Books.pngSérie : Calendrier de l'Avent


9 décembre 2018 : Café

— Vous permettez que je m’asseye à côté de vous ? me demande un inconnu.

— Je vous en prie.

Je bois un café au bar de l’hôtel, tout en lisant un programme d’opéra.

— Vous connaissez le metteur en scène ? continue l’importun. On dit qu’il aime bien déshabiller ses chanteurs.

— Euh, oui, réponds-je. Il n’a jamais caché son homosexualité.

Je me replonge dans mon programme, tout en me demandant pourquoi ce type me parle de ça. Je me souviens que j’ai acheté un ruban rouge.

— Et vous, vous êtes gay ? ajoute l’homme.

— Vous voulez coucher avec moi ?

— Si vous le permettez, oui.

— Votre demande est inhabituelle.

— Je m’ennuie seul dans ma chambre d’hôtel.

Je ne sais que lui répondre, je lève les yeux et le regarde, il est plutôt mignon, bien plus jeune que moi. Je me décide :

— J’ai le temps tout de suite, avant le dîner. On y va ?

Nous montons dans sa chambre. Il suce divinement bien. Il me demande après :

— C’est bien vous le metteur en scène ?

— Oui, c’est la première ce soir. Merci de m’avoir détendu.

— Je suis chanteur. Et j’ai une audition avec vous demain. On m’a dit qu’il fallait coucher pour être engagé. Je suis pris ?


10 décembre 2018 : Couronne

— Qu’est-ce qu’elle a ma bite ? me demande Jayden sous la douche après l’entraînement.

— Rien, dis-je, je ne la regardais pas.

Je n’insiste pas. Je n’ai jamais dit à mes coéquipiers que j’aime les garçons. Jayden est nouveau au sein de l’équipe. Il est circoncis et a des petits boutons blancs sur la couronne du gland.

Je m’excuse de l’avoir maté en sortant de la salle de sport.

— T’inquiète, je ne suis pas fâché, je t’invite même à boire le thé chez moi, c’est tout près.

Sa mère nous reçoit aimablement et nous offre des petits fours. Nous faisons plus ample connaissance, ils viennent d’arriver dans la région après un déménagement.

— C’est une couronne perlée, me dit soudain Jayden.

— De quoi parles-tu ?

— Des boutons sur mon zizi qui t’ont tant intrigué.

Je suis horriblement gêné, surtout parce que Jayden en parle devant sa mère, elle rajoute :

— Je lui ai conseillé d’aller voir ma dermato, ce n’est pas une maladie.

— Tu veux voir ? demande son fils en ouvrant sa braguette.

— Voyons, lui dit sa mère, le touche-pipi c’est dans ta chambre. Vous avez le temps jusqu’au dîner. Et n’oublie pas que tu as des préservatifs dans le tiroir.


11 décembre 2018 : Argan

C’était de nouveau notre tour d’organiser le réveillon pour la famille, comme tous les trois ans. Je ne croyais plus au père Noël depuis longtemps, mais j’appréciais toujours autant les cadeaux sous le sapin.

Seule ombre au tableau, mon cousin Paul-Olivier qui dormait dans ma chambre sur un lit d’appoint. Il avait un an de plus que moi et était prétentieux. La dernière fois, il avait exhibé sa bite poilue pour bien me montrer qu’il n’était plus un gamin. Entretemps, je l’avais rattrapé et je pensais même l’avoir dépassé.

Ma tante nous donna à tous un cadeau original : une bouteille d’huile d’argan.

Dans ma chambre, je demandai à Paul-Olivier :

— Ça sert à quoi cet huile d’argan ?

— Une lubie de ma mère, une de ses amies en importe du Maroc. Je l’utilise pour me branler.

Paul-Olivier se mit à poil.

— Tu vois, elle a encore grossi. À cause de l’huile, peut-être !

J’enlevai mon boxer et rétorquai :

— Je te bats, regarde !

Paul-Olivier prit la bouteille d’huile d’argan, se saisit de mon pénis, le décalotta et fit couler quelques gouttes sur le gland.

— Que fais-tu ? lui demandai-je, étonné.

— Je te fais bander. Au repos ça ne compte pas.


12 décembre 2018 : Décoration

Je suis apprenti machiniste au théâtre. J’aide à déplacer la décoration sur la scène : des chaises, il y en a beaucoup dans ce spectacle, une lubie du metteur en scène.

Le quatrième soir, le régisseur, Xavier, réunit tout le monde sur la scène avant le début, il est inquiet :

— Samuel n’est pas là. On improvisera s’il n’arrive pas à l’heure.

Il me semble que Xavier me regarde. Samuel est un figurant qui joue nu, le consul l’accueille avec ces mots : « Ah, voici Septimus, mon esclave musclé et bien membré ! ». Tout le contraire de moi qui suis jaloux lorsqu’il se déshabille en coulisses.

Cinq minutes avant le début, Xavier vient me chercher :

— Alex, au maquillage, tu entres en scène dans 20 minutes.

— Mais…

— Pas de mais, tu sais exactement ce que Samuel fait, tu ne le quittes jamais des yeux.

Xavier me prend par la main. Tous se passe très vite : je me déshabille, la maquilleuse me passe du fond de teint sur tout le corps, y compris la bite. J’entre sur la scène en tremblant. Le consul est surpris, il improvise : « Ah, voici Septimus, mon esclave mignon et sa petite queue ! »

Le public rit, pas plus que les autres soirs.


13 décembre 2018 : Citron

Un samedi avant Noël, Yanis, mon copain de volley, qui est apprenti pâtissier, m’aide à faire des biscuits de Noël, il a une recette avec du citron. Alors qu’il finit de mettre la pâte dans les moules, je m’absente quelques minutes pour répondre à un téléphone. Ma grand-mère aimerait savoir ce qu’elle doit m’offrir. Yanis me rejoint dans ma chambre.

— Tu voulais me montrer ton ordi.

C’est la dernière vidéo que j’ai regardée qui apparaît.

— Ça alors, dit Yanis, deux hommes !

— Euh, je suis tombé dessus par hasard.

— Menteur, j’aime bien voir les teubs, juste pour comparer.

— Bah, ce sont des acteurs, elles sont surdimensionnées.

Nous visionnons le film. Yanis exhibe sa bite.

— Regarde, elle est pas mal la mienne. Montre-moi la tienne.

Je bande aussi, elles sont comparables.

— Les biscuits ! s’exclame soudain Yanis, il faut les sortir du four.

Nous nous précipitons à la cuisine, ma mère a été plus rapide.

— C’est quoi ces biscuits en forme de pénis en érection ? demande-t-elle.

— Une plaisanterie, répond Yanis.

— Je pensais que les ados ne s’intéressaient qu’aux vulves.

— Je n’en ai jamais vu.

— Et des pénis ?

— Celui de votre fils… sous la douche après le volley, bien entendu.


14 décembre 2018 : Patins

Patins… je n’avais pas d’inspiration. Je cherchais une idée pour mon récit quotidien. J’ai eu soudain une envie : et si j’allais à la patinoire ? J’aimais bien quand j’étais enfant et je me racontais des histoires en tournant inlassablement.

J’ai loué une paire de patins et me suis retrouvé sur la glace. Un peu hésitant au début, j’ai vite retrouvé le rythme, et je suis tombé sur le coccyx…

Le lendemain, j’ai pris rendez-vous chez un ostéopathe. Il était jeune et beau, j’ai eu peur de bander en me mettant en sous-vêtements. Ses gestes étaient professionnels et je me suis calmé. Il avait l’air ennuyé.

— C’est grave, docteur ?

— Non, j’ai un traitement à vous proposer, mais…

— Mais ?

— C’est plutôt gênant, je dois accéder… par l’intérieur.

— Pas de souci, j’ai l’habitude.

Je me suis couché sur le ventre, l’ostéo a baissé mon slip et manipulé mon coccyx.

— Je vous masse aussi la prostate, ça vous détendra.

Il a remonté mon slip, je me suis levé, gêné par les taches qui souillaient le papier sur la table.

Quelques semaines plus tard, j’étais assis sur le canapé du salon de mon ostéo et lui roulais un patin, mais c’est une autre histoire…


15 décembre 2018 : Girofle

— Est-ce que Yanis pourrait fêter le réveillon avec nous ? Ses parents sont cheminots et ils travaillent.

— Certainement, Noël est une fête de partage et d’amitié.

— Merci, maman. Il fera un dessert : une tarte à l’orange et aux clous de girofle.

— Parfait, ses biscuits étaient excellents, surtout ceux en forme de zizi.

J’aide Yanis à préparer la tarte, et nous attendons à la cuisine qu’elle soit cuite.

La fête est très réussie. Tout le monde apprécie la tarte, et, en plus, Yanis offre des truffes au chocolat à toute la famille. Ma mère est très gênée car elle n’a pas prévu de cadeau pour lui, moi non plus, d’ailleurs.

Nous n’allons pas à la messe de minuit, personne ne croit plus à rien dans ma famille, et la soirée se prolonge. Vers une heure, ma mère dit à Yanis :

— Je te raccompagne chez toi.

— Excusez-moi, madame, je pense que vous avez trop bu. C’est plus prudent que je dorme avec votre fils.

— Comme tu voudras, son lit est étroit, il faudra vous serrer.

Nous nous retirons dans ma chambre.

— J’espère que je ne te dérange pas.

— Pas du tout.

— Sais-tu que le clou de girofle est un aphrodisiaque ?


16 décembre 2018 : Anagramme

Premier jour des vacances de Noël dans un chalet avec mon cousin Luc, ses parents et sa petite sœur. Il neige beaucoup et les pistes sont fermées.

— Les garçons, nous dit ma tante, vous n’allez pas rester vautrés tout l’après-midi. Nous allons aux bains, venez avec nous.

— Bof, fait Luc, je n’aime pas la promiscuité, les jours de mauvais temps c’est pire que le métro.

— Faites au moins quelque chose de stimulant, du Scrabble.

Luc obéit à contrecœur. Il prend la boîte et nous nous nous asseyons pour jouer. Une fois que nous sommes seuls, Luc me dit :

— C’est chiant, ce jeu.

— On va changer les règles et faire des anagrammes. Tu connais celui de ton prénom ?

— Non.

— Cul. Et Luciole ?

— Essayons.

Luc choisit les lettres correspondantes et les mélange.

— Couille.

— Tu fais des progrès. Pines ?

— Voyons… Pénis.

— Sucre ?

— Sucer, évidemment.

— Lucerne ?

— Enculer. Dis-moi, petit vicieux, tu les avais préparées ?

— Je sais bien que c’est chaque année la même chose lorsqu’il neige, le Scrabble… Dommage que tu n’aimes pas les bains, j’aurais voulu te mater au vestiaire. Elle doit avoir grossi.

— Tu es vraiment vicieux. Si ça peut te faire plaisir, ça sera moins chiant que le Scrabble.