365 nuits d'adieux (26): La réforme

365 nuits d'adieux (26): La réforme
Texte paru le 2000-06-04 par Needles   Drapeau-fr.svg
Ce récit a été publié sur Gai-Éros avec l'autorisation de l'auteur



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Août
À chaque mois en 2018, une nouvelle activité vous sera présentée dans Raconte-nous cette photo #9...

Laissez voguer votre imagination autour de cette photo et excitez-nous dans vos propres mots!

Voyons ce que les auteurs voient dans cette photo, à leur façon!

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Septembre


Moi, les milis, j'ai toujours préféré les voir de loin. Quitte à me faire mettre, je préfère choisir mon coup. Alors, il n'était pas question que je me laisse gauler par l'armée.

Quand j'ai été convoqué pour les trois jours, je flippais comme une bête. Le premier après-midi, on n'a rien fait et je suis rentré chez moi après les projections de propagande. Le matin suivant, dès l'arrivée, on nous a tous menés aux douches. Le juteux qui nous y avait conduit en rigolant nous matait pendant qu'on se déshabillait, et, à mon grand étonnement, tout le monde se tripotait sans vergogne dans la bonne humeur et prenait plaisir à la comparaison. Moi, je commençais à bandocher à cause des mecs qui se lavaient ostensiblement l'engin: ça attirait aussi l’œil de l'adjudant dont le pantalon faisait bosse.

À l'infirmerie il a fallu se mettre en slip pour passer à l'urinoir : logique militaire ! C'était le même mec : brosse blonde, gueule carrée, qui nous tendait le bocal. Je n'arrivais pas à pisser parce que je sentais son regard me brûler le dos. Au bout du circuit, j'ai atterri chez le médecin. Il m'a ausculté, tiré l'élastique et soupesé les boules. Il m'a décalotté pour regarder le gland, ça m'a fait gonfler.

— Vous avez des relations sexuelles normales ? Sur votre dossier vous écrivez que vous êtes homosexuel ?

J'aurais dit n'importe quoi pour me faire réformer. En fait, je sortais depuis peu avec les filles, et, pour toute relation sexuelle, je m'étais fait tailler une fois une pipe par une pute.

— On va voir ça : vous prenez vos chevilles avec vos mains et vous gardez la position jambes tendues.

Il a passé une paire de gants de plastique et s'est vaseliné l'index. De l'autre main, il a pris une petite lampe-torche :

— Ça fait un petit peu mal, mais vous devez avoir l'habitude.

J'étais rouge jusqu'aux oreilles quand j'ai senti son doigt me remuer dans le cul. Il en a mis un deuxième pour écarter et a regardé longtemps. À ce moment-là, la porte s'est ouverte et l'adjudant est entré avec mon bocal. Il a ri :

— Voilà une jeune personne qui a les joues en feu.

Le médecin lui a murmuré deux mots et le juteux a défait son ceinturon et baissé son fut. J'avais peur de comprendre, surtout qu'il l'avait raide. Il a dit :

— On va vérifier. Tiens-toi fort à la chaise et écarte bien les jambes, mon gars.

C'est ce que j'ai fait, il me restait rien d'autre à serrer que les dents. Il a voulu entrer d'un coup, m'écartant les fesses avec ses pognes. J'ai dû saigner un peu ; il s'est abattu sur mon dos en me tirant par les hanches, et c'est rentré. Je sanglotais, je croyais que pour faire vrai, je pouvais pas gueuler. Le juteux remuait dans mon cul, me tringlait, lent, régulier, comme à la parade. Dès que j'ai bandé pour de bon, il s'est retiré.

Le médecin m'a mis un instrument froid dans le cul, un écarteur sans doute. Il a déboutonné sa blouse ; sa queue était déjà sortie en dessous. Elle était toute courte, il la branlait avec deux doigts en face de mon trou. Il a joui et j'ai senti un jet brûlant s'écraser à l'intérieur. Il a retiré l'instrument ; l'adjudant a repris sa place. Sa bite s'est chaussée comme un suppositoire. À force de frottements, j'ai éjaculé. L'adjudant a rajusté son treillis sans avoir déchargé. Il devait y en avoir d'autres à faire passer au détecteur de mensonges...