Évaluation des aptitudes au service du Pays

Évaluation des aptitudes au service du Pays
Texte paru le 2017-12-29 par Jules1291   Drapeau-ch.svg
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Août
À chaque mois en 2018, une nouvelle activité vous sera présentée dans Raconte-nous cette photo #9...

Laissez voguer votre imagination autour de cette photo et excitez-nous dans vos propres mots!

Voyons ce que les auteurs voient dans cette photo, à leur façon!

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Septembre


NDA Ce récit se déroule dans un pays imaginaire, il s’agit de fétichisme médical, ne le lisez donc pas si ce genre vous déplaît. Je l’ai écrit en 2014.


Prologue

Je m'y attendais, mais ce fut quand même un choc lorsque je reçus la convocation en courrier recommandé pour cette fameuse "Évaluation des aptitudes au service du Pays". Je vous en donne le fac-similé :

Expéditeur : Ministère de l'Intégrité
Monsieur Pierre K., né le 10 mars 1996 à Z***, domicilié à X***
Sujet: Examen d'évaluation des aptitudes au service du Pays
Monsieur,
Conformément à la loi en vigueur, vous êtes prié de vous présenter le dimanche 16 mars 2014 à 18 heures en gare de Y***, sur le quai no 3 pour prendre le train spécial à destination du Centre d'Évaluation no 4. Vous serez libéré le samedi suivant à 10 heures au même endroit. Vous ne devez prendre aucun bagage, à part vos médicaments si vous en prenez. Aucun objet personnel ne sera autorisé à l'intérieur du Centre, vous pourrez les déposer à l'arrivée.

Vous séjournerez au bâtiment C. Vous trouverez en annexe les instructions pour la commande du billet de train et l'horaire depuis votre domicile.

Salutations officielles.
Le Ministre de l'Intégrité : Jules Dupont

J'avais tellement entendu de rumeurs à ce sujet. Je ne savais pas si les participants racontaient la vérité ou en rajoutaient pour faire peur. Il était strictement interdit d'en parler sur Internet, secret défense oblige, les pages étaient immédiatement censurées. Cette évaluation durait une semaine, elle était indispensable pour la suite des études, pour entrer dans une université ou pour trouver du travail. D'ailleurs, personne n'essayait même de se défiler.

Évidemment, le pays où j'habite n'est pas considéré comme une démocratie, même s’il en a les apparences. Disons qu'on n'a pas de problèmes et que l'on vit même bien si l'on se conforme strictement aux ordres des autorités.


Dimanche 16 mars 2014 18:00

Le Centre d'Évaluation no 4 était situé à environ 200 km de mon domicile dans une zone interdite. Je pris le train dans l'après-midi et atteignis la gare de Y*** à l'heure prévue. Sur le quai no 3, nous étions environ 300 jeunes hommes et jeunes filles à attendre. Le train spécial arriva et nous montâmes dans les wagons qui n'avaient pas de fenêtres. À l'intérieur, on nous distribua une collation et des boissons.

Personne ne parla, nous étions tous perdus dans nos pensées. Après une heure environ, nous atteignîmes la gare A, une dizaine de garçons descendirent, puis à la gare B, une dizaine de filles. La gare suivante était la mienne et je quittai le train, je me retrouvai sur le quai, nous étions une quarantaine, que des hommes.

Le Centre se trouvait au bout du quai. Nous entrâmes sans contrôle. Il faut vous dire que nous avons une puce avec un transpondeur implantée dans le corps dès la naissance. Une personne non autorisée aurait immédiatement déclenché une alarme.

Un garde de sécurité nous donna quelques instructions. Nous devions déposer tous nos habits et sacs dans des armoires puis les fermer avec une serrure qui lisait l'empreinte digitale. Les personnes qui avaient des médicaments devaient les donner ensuite à un guichet, où nous pourrions aussi nous adresser si nous avions des problèmes particuliers.

Je me déshabillai rapidement. J'hésitai un instant avant d'enlever mon boxer, mais le garde me signifia d'un signe que je devais le faire. Je fermai la porte de l'armoire et je me rendis vers l'entrée. J'étais le premier. Un autre garde débloqua la porte automatique et je pénétrai dans le Centre, partagé entre l'inquiétude et une certaine curiosité.

La porte se referma derrière moi. Un garde de sécurité était assis à une table. Sur celle-ci, il y avait des objets qui ressemblaient à des thermomètres, une boîte avec des gants en latex blancs et un pot de vaseline. Allait-on me prendre la température ? Ou était-ce pour autre chose ? Debout, une femme que j’identifiais comme une infirmière à son uniforme. L’homme m’adressa la parole :

— Bonjour M. K.. Bienvenue. Je m’appelle François et mon assistante est Yvette. Elle est là pour me surveiller, au cas où je voudrais vous violer.

— Bonjour M. K., me dit l’infirmière.

— Bonjour, balbutiai-je.

J’étais un peu surpris du ton utilisé par le garde et son humour bizarre. Je décidai de ne pas me laisser impressionner, tout en lui obéissant. Il se leva et vint vers moi. Il me dit :

— Je vois que vous avez oublié d’enlever le pendentif autour de votre cou.

Je l’avais effectivement oublié. Je m’excusai :

— Je n’y ai plus pensé. Je peux retourner le mettre dans l’armoire.

— Non, je pense que cela ne sera pas nécessaire. Nous pouvons tolérer cette petite infraction. Qu’en penses-tu Yvette ?

— Je vais regarder.

L’infirmière s’approcha de moi, examina le pendentif qui représentait le symbole de l’homme, un cercle avec la flèche pour le pénis, puis baissa les yeux sur le reste de mon corps, regardant attentivement mon entrejambe. Elle dit ensuite :

— Ce jeune homme est beau, bien musclé et a une grosse bite. Je pense que nous pouvons lui laisser le pendentif assez original il est vrai.

Je fus rassuré et j’osai aussi un peu d’humour :

— Merci, mais si vous continuez à me regarder comme ça, mon sexe va prendre la même position que le bijou.

Le garde et l’infirmière rirent. Elle me dit :

— C’est assez rare que quelqu’un ose nous parler comme vous, d’habitude ils tremblent de peur. Vous me plaisez, mais rassurez-vous, vous aurez l’occasion de montrer votre sexe en érection ces prochains jours.

Elle confirma ainsi les rumeurs que j’avais entendues. Il y aurait bien des examens très intimes.

— Mais vous voulez peut-être nous distraire avec vos boniments, reprit le garde. Je vais être obligé de faire un contrôle en règle pour être sûr que vous ne nous cachez rien à l’intérieur de votre corps.

Je compris alors que j’aurais droit à la fouille totale. Je dis :

— Enfer et damnation, je suis fait ! J’ai caché mon smartphone.

Ils rirent de nouveau.

— Non, je n’ai jamais trouvé ce genre d’objets, dit le garde. Parfois des cigarettes. Fini de rigoler.

Il mit des gants, prit sur la table un des tubes, le brancha à un fil et me dit :

— Tournez-vous et penchez-vous en avant. C’est une simple sonde qui pourrait détecter la présence d’un objet. Je sentis alors le garde qui m’enduisait l’anus de vaseline, puis je sentis la sonde pénétrer très profondément.

— Négatif, rien à signaler. Bon nous en avons terminé, M. K.. Je vous souhaite un agréable séjour.

— Bonne soirée, répondis-je. Et, où dois-je aller ?

— La porte est ici, dit-il en me la montrant du doigt encore ganté qui avait lubrifié mon anus, et qui, à ma grande honte, n’était pas très propre.

La porte s’ouvrit automatiquement, j’entrai et me trouvai dans une sorte de sas. La porte se referma. Des douches se déclenchèrent sur tout le tour de mon corps, je fus instantanément trempé. Cela ne dura pas longtemps, une porte s’ouvrit de l’autre côté et je sortis. Une autre infirmière m’attendait, elle me tendit une serviette pour me sécher en me disant :

— Bonsoir M. K.. Une fois sec, vous pourrez aller chercher des habits.

Elle me désigna une pièce qui ressemblait à un magasin d’habillement. Il y avait des piles d’habits de différentes couleurs. L’infirmière m’expliqua :

— Les sous-vêtements sont blancs, les vêtements pour la nuit jaunes, pour la journée bleus, pour le sport rouges et pour les examens médicaux verts. Vous n’êtes pas obligé de prendre tous les habits ce soir, vous pourrez revenir aussi souvent que vous le désirez. Passez dans la cabine, le scanner vous mesurera et vous indiquera quelle taille prendre. Vous pourrez ensuite vous habiller, en bleu pour la fin de la soirée.

— Merci Madame, répondis-je.

Une fois séché, je me dirigeai vers la cabine et j’entrai, je positionnai mes pieds sur des marques au sol et j’écartai les bras, comme indiqué sur un dessin. Une lumière rouge s’alluma quelques secondes, puis une lumière verte. C’était déjà fini. Une imprimante sortit un petit papier avec les tailles à choisir.

J’entrai dans le « magasin ». Je pris d’abord un sous-vêtement, j’avais hâte de me rhabiller. Il n’y avait que des slips classiques avec ouverture, je pris aussi des chaussettes blanches, un pyjama jaune ainsi qu’un tee-shirt et des pantalons bleus et encore des baskets. Je me demandai combien de personnes avaient déjà porté ces vêtements, ils n’étaient certainement pas neufs. Je revins vers l’infirmière qui parlait déjà avec le suivant. Lorsqu’elle eut fini, elle me dit :

— M. K., vous logez à la chambre no 1, lit no 1, puisque vous êtes le premier. Suivez ce couloir.

Je trouvai rapidement la chambre. Elle était rectangulaire, avec cinq lits de chaque côté, dix en tout. Elle n’avait pas de fenêtres. Au fond, je vis deux portes marquées « douches » et « WC ». J’ouvris l’armoire à côté de mon lit, il y avait une brosse à dents, du dentifrice, des rasoirs et d’autres articles, même des préservatifs. Bizarre, nous n’étions que des hommes. Je me couchai sur le lit en attendant la suite.

Les autres arrivèrent les uns après les autres et nous fûmes bientôt au complet. Tous étaient silencieux. Je ne connaissais évidemment personne. Un homme arriva et se présenta :

— Bonsoir Messieurs. Je suis Daniel, le responsable de l’ordre intérieur. C’est moi qui veillerai au bon déroulement de votre séjour. Vous trouverez une copie du règlement dans votre armoire. Veuillez regarder ce qui est interdit, la fumée et l’alcool par exemple. Vous n’en avez de toute façon pas. Demain lever à 6 heures, interdiction de pisser. D’autres questions ?

Je pris la parole :

— J’aurais une question. Est-il permis de se masturber ici ?

Tout le monde éclata de rire.

— Ce n’est pas une question idiote, répondit Daniel. Ce n’est pas interdit, c’est donc autorisé, les relations sexuelles aussi, mais pas avec le personnel, même pas avec les jeunes infirmières. Seulement entre vous. Mais gardez quelques spermatozoïdes pour les analyses.

De nouveau des rires, moins nombreux.

— Vous pouvez explorer le Centre. La lumière s’éteindra automatiquement à 23 heures, faites de beaux rêves.

Le responsable quitta la chambre. Je trouvais l’atmosphère oppressante, je sortis et je me retrouvai vers le magasin d’habits, tout le monde n’était pas encore entré. Puis je passai dans une autre section du Centre. Il y avait un réfectoire où l’on pouvait prendre des boissons et des fruits, puis une bibliothèque avec quelques livres et des ordinateurs, je vis encore une salle pour faire du sport et un coin TV. Les soirées allaient être longues et ennuyeuses. Je retournai dans la chambre, mis une veste de pyjama jaune tout en gardant mon slip blanc et je me couchai, je n’étais pas le seul. J’avais très mal dormi la nuit précédente. Je m’endormis rapidement.


Lundi 17 mars 2014 05:00

Je me réveillai, il faisait nuit, je bandais. Mon érection retomba lorsque je réalisai où j’étais et je sentis la pression dans ma vessie. Il y avait des veilleuses et une horloge digitale au-dessus de la porte d’entrée qui indiquait 05:04, encore une heure à attendre. Ce fut interminable. À 6 heures, la lumière s’alluma automatiquement. Le responsable entra et dit :

— Bonjour Messieurs, dans 5 minutes tout le monde au pied du lit pour l’hymne national.

Il n’avait pas l’air de plaisanter ce matin. Tout le monde se leva et se mit au garde-à-vous au pied du lit. Certains avaient aussi leur sexe-au-garde à vous, ce qui provoqua quelques ricanements. Mais l’hymne retentit, diffusé par un haut-parleur, et tous restèrent figés. Il n’est pas conseillé de plaisanter avec les symboles de l’État.

Après l’hymne, une infirmière entra en poussant un chariot sur lequel étaient déposés des flacons. Elle était très jeune et belle. Elle nous dit :

— Bonjour Messieurs, je viens pour récolter votre urine. Je vais commencer par le lit no 1.

Elle vint vers moi :

— M. Pierre K. ? Voici votre flacon.

Elle me le tendit, il avait une étiquette avec mon nom et un code-barres. Je le pris et me dirigeai vers les toilettes.

L’infirmière me retint :

— Où allez-vous ? Je dois vérifier que c’est bien votre urine.

— Je dois uriner devant vous ?

— Oui, avez-vous peur ?

— Euh, non.

Rires gênés chez mes voisins. Je sortis mon pénis par l’ouverture du slip et m’apprêtait à uriner le plus discrètement possible. Mais la jeune infirmière n’était pas de cet avis.

— M. K., un instant, je dois d’abord vous désinfecter.

Elle mit alors des gants, puis, sans me prévenir, baissa mon slip jusqu’aux genoux, décalotta mon gland et le nettoya avec une lingette humide. Elle mit le flacon sous mon pénis et me dit que je pouvais uriner. C’était tellement inhabituel que j’aurais eu de la peine à pisser si m’a vessie n’avait pas été pleine. Le flacon fut rapidement rempli. L’infirmière me demanda d’arrêter puis me tendit un gros récipient pour terminer. Elle me nettoya de nouveau le gland et me dit :

— Vous avez vu, ce n’était pas si terrible que ça. Au suivant.

Elle alla vers mon voisin du lit no 2. Elle allait avoir un problème, on voyait une énorme bosse sous son pyjama jaune. Elle lui dit :

— Vous êtes bien M. Xavier H. ?

— Oui Madame.

— Pourriez-vous baisser le bas de votre pyjama ?

— Ce n'est pas possible en ce moment.

— Pourquoi ? M. K. l'a bien fait, il a survécu.

— Oui mais…

— Ah je vois, vous êtes en pleine forme ce matin. C'est moi qui vous fais cet effet ?

— Euh non, je ne pense pas.

— Je ne peux pas attendre plus longtemps. Vos camarades ont la vessie bien remplie et sont impatients. Je vais regarder.

L'infirmière baissa alors le pantalon du pyjama et exposa le pénis en érection de Xavier. Celui-ci rougit. Les autres faisaient semblant de regarder ailleurs. Mais la méthode fut efficace, son sexe rapetissa à vue d'œil et l'infirmière put faire son travail.

Cela prit un certain temps jusqu'à ce que les dix flacons fussent remplis, nous pûmes ensuite enfin nous laver. Le local était petit, il n'y avait pas de séparation entre les douches et pas assez de place pour tout le monde. Je pris une douche très rapide et je renonçai à me raser, chez moi j'avais un rasoir électrique.

Je mis les habits bleus, et me rendis au réfectoire pour le petit déjeuner. Il y avait un buffet avec beaucoup d'aliments à choix.


Lundi 17 mars 2014 08:00

On nous demanda ensuite de nous rendre dans un auditoire où nous étions les 40 réunis. Le responsable prit la parole :

— Rebonjour, j'espère que votre séjour a bien commencé. Aujourd'hui, vous aurez des tests sportifs toute la journée, à quelques exceptions près. On vous donnera un programme personnalisé en sortant, avec les salles dans lesquelles vous devez vous rendre et les horaires. Je vous rappelle que vous devez mettre les habits rouges pour le sport et verts pour les visites médicales.

Suivirent des explications sur l'organisation du Centre, les diverses sections, mais pas de détails concernant le programme. Nous allions découvrir à mesure à quelle sauce nous serions mangés.

À la sortie, je reçus le papier avec les horaires. Surprise, je n'avais pas de tests sportifs, mais tout de suite une visite médicale. Je me rendis au magasin et pris des habits verts : un tee-shirt et des pantalons en coton. Je passai dans la chambre pour me changer puis allai à l'endroit indiqué. J'étais quelques minutes à l'avance et je m'assis sur une chaise dans le couloir.

À l'heure du rendez-vous, un médecin sortit, me salua et m'invita à entrer et à m'asseoir à son bureau. Il consulta son ordinateur et me dit :

— M. K., vous vous demandez certainement pourquoi vous n'avez pas de tests sportifs.

— Oui Monsieur, mais je le devine. C'est parce que j'ai déjà participé à des compétitions sportives.

— C'est exact, vous êtes champion junior d'escrime, toutes mes félicitations, donc pas de sport. J'espère que cela ne vous dérange pas.

— Pas vraiment, mais les journées seront longues.

— Pas de souci, en compensation nous vous proposons plus d'examens médicaux, c'est pour faire de la recherche scientifique, êtes-vous d'accord ?

Je n'avais pas vraiment le choix, je répondis oui. Le médecin me fit signer un papier que je ne lus même pas. J'avais envie de participer au programme spatial et de déposer une candidature de cosmonaute. Je devais donc m'habituer à subir toutes sortes d'examens, c'était un bon entraînement. Je pensais qu'ils connaissaient certainement cet intérêt, j'avais déjà participé à des journées d'information à plusieurs reprises.

Le médecin me posa ensuite de nombreuses questions au sujet de ma santé et de celle des membres de ma famille. Il me demanda ensuite de me déshabiller sans autre précision. Je gardai seulement le slip blanc. Le médecin ne fit pas de commentaire, il commença par me mesurer la pression artérielle puis me fit tous les examens classiques. À la fin, il mit des gants et s'assit sur une chaise. Il me demanda de me mettre debout devant lui. Il me baissa le slip et commença à triturer mon pénis et mes testicules, tout en me posant des questions indiscrètes :

— Vous êtes encore vierge, M. K. ?

— Euh oui, dus-je avouer.

— Mais vous vous masturbez ?

— Oui.

— Souvent ?

— Une fois par jour en moyenne.

— Vous avez des érections satisfaisantes ?

— Oui, je pense.

— Et vous éjaculez ?

— Oui, chaque fois.

Je fis une petite grimace lorsque le médecin me décalotta.

— Ça vous fait mal ? me demanda-t-il.

— Un peu oui.

— Bon, tournez-vous.

Le médecin m'écarta les fesses pour m'inspecter l'anus, puis me dit :

— Ce sera tout pour le moment, vous aurez des examens plus détaillés pas la suite. Vous pouvez vous rhabiller.

Je pris congé. J'avais vu sur mon programme que je n'avais plus rien d'autre de prévu le matin. Cet examen m'avait un peu excité. Je me rendis donc dans la chambre en espérant être seul afin de me soulager.

Une fois dans la chambre, je constatai que je n'étais pas seul. Un de mes camarades, celui du lit en face de moi, était aussi là. Je décidai de faire sa connaissance.

— Je suis Pierre, et toi ?

— Je m'appelle Frédéric.

— Tu es aussi dispensé des tests sportifs ?

— J'ai eu un accident, je viens seulement de recommencer à m'entraîner. Je n'ai plus rien d'autre de prévu ce matin. Je vais aller un moment à la salle de sport.

— C'est une bonne idée, je viens avec toi.

J'allai chercher des habits de sport, puis je m'entraînai pendant presque une heure avec Frédéric, tout en discutant. Je lui demandai :

— As-tu déjà eu un examen médical ce matin ?

— Oui.

— Qu'en as-tu pensé ?

— Juste la fin m'a dérangé, elle m'a posé quelques questions indiscrètes.

— C'était une doctoresse ?

— Oui.

— Moi c'était un homme, j'ai bien dû lui dire que j'étais puceau. Et toi, tu as une petite amie ?

— Une petite amie, non, pas vraiment. Qu'as-tu ressenti pendant que le médecin te tripotait ?

— J'étais gêné, mais…

— Mais quoi ?

— Non, rien.

Nous retournâmes dans la chambre, nous déshabillâmes et allâmes prendre une douche. C'était beaucoup plus agréable que le matin, nous avions toute la place rien que pour nous. C'était nouveau pour moi de me retrouver seul et nu avec un autre homme. Suite à l'examen du matin, qui m'avait déjà excité, et à notre conversation pendant l'exercice, mon pénis était un peu gonflé. À mon grand étonnement, Frédéric me dit soudain :

— Laisse-moi te laver le dos.

Je fus tellement surpris que je ne répondis rien. Frédéric commença alors à m'enduire le dos de gel et à me frotter. Il n'hésita pas à descendre et passer sa main entre mes fesses. L'effet fut immédiat, j'eus une érection. Mon camarade la vit et s'excusa :

— Oh je n'aurais pas dû, excuse-moi.

— Tu es un faux-jeton. C'est exactement ce que tu espérais. Je vais me venger, à mon tour de te laver.

Je pris du gel et savonnai le corps de Frédéric, n'oubliant pas son pénis qui était maintenant aussi érigé. La situation était assez comique. Je demandai :

— Et maintenant ? Que faisons-nous ?

— On pourrait nous surprendre ici, je pense que nous n'allons pas continuer. Il faudra trouver un endroit isolé.

— Pour faire quoi ?

— Tu as entendu le responsable, il n'est pas interdit de baiser.

Au moins Frédéric disait les choses clairement. Il avait envie de moi. Je n'avais encore jamais eu d'expérience homosexuelle, mais ce n’était pas pour me déplaire d'essayer. J'eus une autre idée :

— Allons nous coucher sur les lits pour nous soulager, nous n'avons de toute façon rien à faire jusqu'au déjeuner. Et si quelqu'un entre, il ne verra rien.

Je pensai alors qu'il y avait certainement des caméras de surveillance partout, même dans les douches.


Lundi 17 mars 2014 13:30

Après le déjeuner, qui n’était pas mal non plus, même s’il y avait un peu trop de légumes et pas assez de viande, j’eus les examens suivants à partir de 13h30. Ce fut nettement moins passionnant que le matin : contrôles de la vue, de l’ouïe, des poumons, même pas besoin de se déshabiller. Passage chez un dentiste, puis ensuite un électrocardiogramme d’effort sur un vélo. J’en avais déjà eu un lorsque j’avais commencé à faire du sport.


Lundi 17 mars 2014 20:00

Je me réjouissais d’arriver au soir, afin de m’isoler si possible avec Frédéric. Après le dîner, nous sortîmes tout d’abord à l’extérieur. Il y avait seulement un petit parc, mais il était entouré de murs. Pas moyen de se cacher. Nous revînmes à l’intérieur, le seul endroit qui était inoccupé le soir était la partie médicale du Centre. Avions-nous le droit d’y aller ? Comme on nous surveillait certainement en permanence, un garde de sécurité interviendrait si ce n’était pas toléré. Nous dirions la vérité, que nous cherchions un endroit pour être tranquille, que la promiscuité avec les autres nous pesait.

Nous prîmes discrètement les boîtes de préservatifs dans notre armoire sans attirer l’attention. Je pris également mon programme pour les prochains jours, je pensais que je pourrais peut-être voir ce qui se trouvait dans les différentes salles d’examen.

Nous nous rendîmes dans la partie médicale, malheureusement toutes les portes étaient fermées et nous dûmes rester dans les corridors. Nous allions renoncer, mais en revenant, nous vîmes arriver le responsable. L’alerte avait certainement été donnée et nous allions nous faire réprimander.

— Bonsoir Messieurs, nous dit simplement Daniel.

— Bonsoir Monsieur, répondîmes-nous.

— Appelez-moi Daniel, dit-il ensuite à notre grand étonnement. Vous êtes Pierre et Frédéric, si j’en crois mon appareil de surveillance.

— C’est exact, dis-je.

— Et que faites-vous ici, vous faites des heures sup.

— Non, nous cherchions un coin tranquille, la promiscuité nous pèse un peu.

— Vous voulez avoir des relations sexuelles ? Il me semble que vous m’aviez posé la question.

— On ne peut rien vous cacher.

— Vous vous connaissiez avant ?

— Pas du tout.

— Ce sera la première fois ?

— Oui.

— Vous m’êtes sympathiques, vous avez répondu honnêtement sans chercher de fausses excuses. Allez dans le local no 43. J’ai débloqué votre accès. Vous pouvez ouvrir aussi les autres portes maintenant, mais seulement pour jeter un coup d’œil, pas pour entrer. Compris ?

— Oui, merci.

— Et pas question de passer la nuit ici. Permission jusqu’à 23 heures. Bonne soirée.

Il nous quitta. J’étais assez surpris de son attitude. Pourquoi nous donner ce conseil ? Je devinai facilement. Il allait certainement visionner les enregistrements des caméras de surveillance et regarder nos ébats. Je le dis à Frédéric, il me répondit :

— C’est un risque à prendre, nous n’avons de toute façon pas le choix si nous voulons baiser.

— Bon, d’accord, c’est parti, on y va.

Nous trouvâmes facilement le local no 43. La porte s’ouvrit automatiquement et nous entrâmes. La porte se referma. Il y avait un lit d’hôpital, ainsi que des toilettes derrière un rideau. Je me demandai quelle étaient leur utilité, lorsque je vis des boîtes avec des lavements. Je compris alors. Quels étaient les examens qui allaient nécessiter une telle préparation ? Cela titilla mon imagination, j’avais souvent lu des récits sur mon site préféré. J’aurais bien aimé essayer tout de suite, mais je ne savais pas si Frédéric serait d’accord. J’eus alors une idée :

— Frédéric, aimerais-tu qu’on essaie la sodomie ?

— Si tu es d’accord, pourquoi pas.

— J’ai entendu dire qu’il fallait être bien propre avant, nous pourrions faire un lavement, il y en a ici.

— Es-tu sûr ?

— Oui, je crois, mais on peut commencer par moi si tu ne veux pas.

— Bon, on essaie.

Je pris un paquet et l’ouvrit. Je lis les instructions. J’enlevai les pantalons de mon habit bleu et le slip. Je mis une alèse puis montai sur le lit, me couchai sur le ventre puis je remontai mes fesses comme indiqué sur le dessin. Je dis à mon camarade :

— Je suis prêt. Tu peux y aller.

— Euh, je n’ai jamais fait ça.

— Il y a un début à tout dans la vie. C’est le jour des premières fois.

Frédéric me demanda :

— Dois-je te lubrifier avant ?

— Regarde si tu trouves quelque chose. Fais comme le contrôle hier soir.

— Quel contrôle ?

— Il ne t’a pas inspecté le rectum avant d’entrer ?

— Non.

— J’ai un traitement spécial alors, il faut dire que j’ai trop parlé.

— Attends j’ai trouvé des gants et un lubrifiant.

Je sentis alors le doigt de Frédéric qui me caressait l’anus. Je lui dis :

— Essaie d’entrer avec ton doigt et de me caresser la prostate.

— J’essaie, tu me dis si ça fait mal.

La sensation fut un peu désagréable, mais je ne dis rien. Après un temps assez court, il retira son doigt et me dit :

— J’y vais avec le lavement, tu es prêt ?

— OK.

Je sentis alors la canule puis le liquide coula à l’intérieur de mon corps. Je fus soudain inquiet de ne pas pouvoir me retenir, dès que Frédéric eut fini, je serrai les fesses, me levai et m’assis immédiatement sur les toilettes, essayant quand même d’attendre quelques minutes.

Une fois que ce fut terminé, je demandai à Frédéric s’il désirait le même traitement. Il répondit par la négative. Je commençai lors à lui décrocher les boutons de sa chemise tout en le caressant, puis je lui baissai son pantalon, on voyait déjà une bosse sous son slip que j’enlevai rapidement. Il finit aussi de me déshabiller. Les préliminaires furent rapides, nous montâmes sur le lit après avoir enlevé l’alèse qui n’avait heureusement pas servi. Frédéric me pénétra un peu maladroitement et jouit rapidement. Il me demanda ensuite ce que je désirais, je préférais une fellation qu’il me fit avec beaucoup d’attention et de douceur.

Nous nous assîmes sur le bord du lit, un peu surpris par ce qui venait d’arriver.

— Je ne m’y attendais vraiment pas en venant ici, perdre ma virginité, avec un homme en plus. Et toi ?

— Moi non plus, je ne sais pas ce qui m’a pris ce matin en te demandant directement de baiser. Je suis beaucoup plus timide d’habitude. Penses-tu que tu es vraiment gay ?

— On verra. On recommence ?

— Pas ce soir, nous sommes encore quelques jours ici. Où habites-tu ?

— À X***.

— Dommage, moi j’habite à Y***, c’est loin de chez toi.

— Ça restera une expérience unique, tant pis.

Je pris Frédéric dans mes bras et l’embrassai. Puis je revins à la réalité. Ce local n’avait rien d’érotique avec son éclairage au néon, j’avais soudain hâte de le quitter. Nous fîmes encore un peu d’ordre, changeâmes le drap du lit. Tout le monde savait certainement ce qu’il s’y passait.

Nous sortîmes et explorâmes toute la partie médicale du Centre. Les portes s’ouvraient toutes à notre demande. Je vis que j’aurais un examen urologique le lendemain matin. Je ne serais plus très en forme, mais au moins je ne banderais pas vers le médecin. Je notai également la suite, mais je ne préférais pas encore y penser. Certains appareils médicaux n’étaient pas très rassurants. Il y avait même une petite salle d’opération. Certains disaient même que tout le monde était circoncis lors de ce séjour, mais je savais que ce n’était pas vrai, m’étant souvent douché en compagnie d’autres sportifs. Je pensai alors à mon petit problème de décalottage et j’eus un frisson.


Mardi 18 mars 2014 06:00

J’avais mal dormi la deuxième nuit au Centre. Je me remémorais ma première relation sexuelle avec mon camarade et je pensais aussi à l’examen urologique qui m’attendait.

Nous fûmes de nouveau réveillés à 6 heures, cela devenait déjà de la routine. Après l’hymne national, l’infirmière revint, cette fois pour des prises de sang. Au petit déjeuner, on me posa beaucoup de questions sur les visites médicales. Je répondis en donnant tous les détails. Personne ne semblait avoir remarqué notre absence le soir précédent.

À huit heures, j’attendais devant le cabinet de l’urologue. Ce fut une femme qui arriva dans le couloir, elle devait avoir 40 ans environ.

— Bonjour M. K.

— Bonjour Madame. Je ne m’attendais pas à une femme pour l’examen urologique.

— Comment savez-vous ce qui vous attend. Ce n’est pas mis sur le programme.

— Euh, une intuition.

— Je devine qui vous a informé. Bon, entrez et asseyez-vous à mon bureau.

La doctoresse alluma son ordinateur et consulta mon dossier.

— Vous avez droit au programme complet. Vous avez de la chance.

— De la chance ? Ce n’est pas pour la recherche scientifique ?

— On vous a présélectionné comme une personne avec un potentiel élevé. Vous ferez une grande carrière si vous êtes motivé. Vous voulez être cosmonaute ?

— Oui, j’aimerais bien.

Ils savaient tout de moi, comme je le pensais. La doctoresse continua :

— Je vais vous posez quelques questions. D’après le premier examen de mon collègue, vous êtes encore vierge. C’est juste ?

— Non, enfin oui.

— Que voulez-vous dire ? Vous n’êtes plus vierge depuis hier.

Je rougis et ne répondis rien.

— Vous n’avez pas perdu votre temps, reprit-elle. On vous a indiqué un endroit discret ?

— C’est exact.

— Ce Daniel est un incorrigible voyeur. Vous pensez bien qu’il a tout suivi sur les écrans de contrôle.

— Je m’en doutais. Pourquoi tolère-t-on cela ?

— Il a des supérieurs qui aiment bien ce genre de vidéos. Je corrige tout de suite votre dossier. Et c’était avec qui ?

— Avec Frédéric, je ne sais même pas son nom de famille.

Je répondis sans hésiter, elle aurait pu aussi trouver en regardant les vidéos, je préférais qu’elle ne se rince pas l’œil. Il y avait déjà assez de monde qui allait en « profiter ».

— Ce qui m’inquiète plus, c’est cette petite difficulté à décalotter votre gland. On va regarder tout ça. Veuillez enlever vos souliers, votre pantalon et couchez-vous sur la table d’examen.

Elle ne m’avait pas dit d’enlever le slip, je le laissai et je me couchai. Elle me demanda :

— Pas trop intimidé d’être examiné par une femme ? Enfin vous êtes gay, donc je ne vous fais aucun effet.

Je préférai ne pas répondre. Elle releva mon tee-shirt vert assez haut, examina brièvement mes seins puis commença par des échographies des reins, puis de la vessie. Elle me demanda :

— Vous avez uriné juste avant de venir ?

— Oui, pourquoi.

— Il n’aurait pas fallu. Je devrai remplir la vessie.

— Comment ?

— Vous verrez bien. Voyons la prostate maintenant. Vous n’avez certainement pas de problèmes à votre âge.

Elle dégagea mon pubis pour poser la sonde, m’examina puis dit :

— Tout est en ordre jusqu’à présent. Voyons le reste.

Elle baissa mon slip elle-même.

— Je vous l’enlève complètement, vous allez rester un bon moment dans cette position.

Elle ôta mon slip et le posa sur mon pantalon qui se trouvait sur une chaise. Elle se rassit et me dit qu’elle allait terminer l’échographie. Elle mit une sonde plus petite qu’elle posa délicatement d’abord sur mon pénis, puis sur mes testicules.

— Il n’y a pas de problèmes, me dit-elle.

Elle mit ensuite des gants, puis me dit :

— Je vais relever votre tête afin que vous puissiez voir ce que je fais. Vous me semblez particulièrement intéressé.

Connaissait-elle aussi mon intérêt pour les visites médicales ? Cela ne m’aurait pas vraiment étonné. Dans mon pays, l’accès à Internet n’est possible qu’avec un fournisseur appartenant à l’État. Toutes nos visites sont certainement surveillées et enregistrées.

Je me sentais plus à l’aise la tête relevée. Elle commença par mesurer la longueur et la circonférence de mon pénis. Elle me dit seulement :

— Au-dessus de la moyenne. On verra plus tard ce que ça donne dressé.

Je me demandai si j’arriverais à bander. La doctoresse me décalotta plusieurs fois et me dit qu’il y avait effectivement une résistance et qu’elle m’en reparlerait plus tard. Elle ouvrit ensuite mon urètre et y enfonça un coton tige. Puis elle me tâta longuement les testicules et les plis inguinaux. Je sentis un peu de liquide qui coulait de mon méat, elle ne dit rien mais prit une serviette pour l’essuyer. J’étais très gêné à ce moment-là.

— Quelle position préférez-vous pour le toucher rectal ?

— Euh, je ne sais pas, je n’en jamais eu. Celle que vous préférez.

— Ce sera à quatre pattes alors. Vous pouvez vous tourner.

Je sentis son doigt forcer mon anus, mais ce fut rapide. J’avais quand même préféré le petit massage de Frédéric le soir précédent.

— Remettez-vous sur le dos maintenant. Je vais remplir votre vessie.

Elle me décalotta à nouveau, désinfecta mon gland et m’introduisit un cathéter dans l’urètre.

— Je ne vous fais pas mal ?

— Non, ça va.

Elle brancha ensuite le cathéter à un tuyau. Ma vessie fut rapidement pleine et j’eus un impératif besoin d’uriner. Elle retira le cathéter, remit mon prépuce en place, puis refit l’échographie de la vessie.

— Voilà, c’est bon, vous pouvez aller uriner.

Je me levai et j’allai me rhabiller, lorsqu’elle me dit :

— Pas besoin de sortir, c’est ici, derrière ce rideau. L’appareil enregistrera votre jet.

J’allai me positionner au-dessus de l’appareil.

— C’est bon, je peux uriner ?

— Attendez, je viens, je vais aussi regarder si ça ne vous dérange pas.

Cela me dérangeait, mais je n’osai rien dire. Tant qu’elle ne me tenait pas le zizi comme ma maman quand j’étais petit. J’urinai de toute façon immédiatement, tant la pression était forte. Je retournai ensuite me coucher. La doctoresse me dit :

— Vous êtes très coopératif, nous avons de l’avance. Que diriez-vous de boire un café ?

— C’est une bonne idée.

Elle téléphona et commanda deux cafés et deux croissants.

— Un garde de sécurité va nous les apporter, c’est plus simple. Vous n’avez pas le droit de vous rendre dans les locaux réservés au personnel. Je vais maintenant refaire l’échographie avec la vessie vide.

Elle me posa à nouveau la sonde sur la vessie, puis me dit :

— Tout est en ordre, la vessie est presque vide. Vous pouvez vous essuyer, voici du papier.

À ce moment-là, on sonna à la porte, la doctoresse dit : « Entrez ! ». Elle fut surprise autant que moi, c’était le responsable Daniel qui apportait les cafés. Il vint se mettre à côté de la table d’examen et contempla mon entrejambe. La doctoresse lui dit :

— Tu pourrais être un peu plus discret quand tu mates mes patients.

— Excuse-moi.

— C’est toi qui apportes les cafés maintenant ? Tu n’as rien de mieux à faire ?

— Non ce sont de braves jeunes hommes, très sages cette semaine.

— Bon, pose les cafés et laisse-nous.

Il sortit à regret. Je me levai et demandai :

— Puis-je me rhabiller pour boire le café ?

— Oui, vous allez devoir sortir tout à l’heure.

Je m’assis ensuite à une table de conférence où étaient posés les cafés. La doctoresse me demanda :

— Ça vous plaît ce séjour ?

— Me plaire ? Vous avez une drôle d’expression.

— Vous semblez très détendu, très sûr de vous, les autres sont souvent très nerveux.

— Je me suis un peu préparé mentalement, je sais que si je veux devenir cosmonaute, j’aurais beaucoup d’examens de ce type.

— C’est exact. Les examens suivants sont plus gênants, mais cela ne doit pas vous faire peur.

— Un cosmonaute doit rester calme en toute situation.

— Vous avez raison.

— Vous avez tout le temps des garçons ?

— Non, une semaine sur deux, nous alternons. Mais je dois me déplacer dans un autre Centre, car les filles ont moins d’examens urologiques. C’est un gynécologue qui me remplace, les autres médecins restent ici.

— Je pensais qu’il y aurait une ambiance plus stricte, plus militaire.

— Le dernier jour, le vendredi, il y aura une initiation à l’armée si vous voulez de la discipline, mais je vous propose une alternative.

— Laquelle ?

— Vous faire circoncire.

Je fus très surpris, même si je m’y attendais quand même un peu. Je demandai :

— Me faire circoncire ? Ici ?

— Oui, pas seulement à cause de votre prépuce un peu étroit, mais parce que c’est habituel chez les cosmonautes. Il n’y a pas beaucoup d’eau dans l’espace et c’est ainsi plus hygiénique.

— Oui je m’en doutais.

— Mais vous pouvez encore réfléchir. Donnez votre réponse au secrétariat au plus tard jeudi à 12 heures.

Elle me donna ensuite une feuille avec des informations détaillées et un formulaire à signer. Elle m’expliqua aussi les différents types de circoncision. Je lui demandai :

— Est-ce vous qui ferez l’opération ?

— Oui c’est moi, mais j’ai l’habitude. Nous avons presque chaque semaine un problème de ce genre. Je vous donnerai l’adresse d’un autre médecin à votre domicile pour les contrôles post-opératoires.

Les rumeurs n’étaient pas totalement infondées, il y avait quand même des circoncisions lors de ces séjours. Pour moi en tout cas, ce serait comme ces rites de passage dans les sociétés primitives, avec un dépucelage en plus. Une semaine qui allait changer ma vie. Je restais silencieux quelques minutes, lorsque la doctoresse me dit :

— Il nous faut continuer. Prenez bien le temps de réfléchir. La suite est une échographie transrectale. Vous avez rendez-vous dans cinq minutes au local no 43. Je pense que vous connaissez le chemin.

— Euh oui.

Je réalisai que j’allais de nouveau avoir un lavement. Je me rendis de nouveau dans le local no 43 que je connaissais bien, où la jeune infirmière m’attendait, celle qui était venue le matin dans notre chambre. Elle me salua :

— Bonjour M. K..

— Bonjour Madame.

— Entrez. Vous allez donc avoir un lavement pour préparer l’examen suivant. En avez-vous déjà eu un ?

— Oui, enfin non.

— Oui ou non ?

— Je voulais dire pas dans un milieu médical.

— Ne me racontez pas votre vie privée. Mais je m’attends à tout. Savez-vous qu’il y a même des jeunes qui viennent le soir se faire un lavement ici ?

— Assez bizarre en effet.

Je ne savais pas si elle était au courant pour moi ou si elle parlait en général. Elle continua :

— Couchez-vous sur le côté et baissez votre pantalon.

Je fis ce qu’elle m’avait demandé. Ce fut rapide, elle m’enfonça directement la canule sans ménagement et j’eus la même sensation que la veille, même si j’étais un peu moins excité. Elle me dit :

— C’est fait, essayez de le garder quelques minutes et de ne pas salir partout. Retournez directement vers l’urologue une fois que c’est terminé. Il y a une sonnette si vous avez besoin d’aide. Au revoir M. K..

Elle sortit. Je restai couché deux à trois minutes et me rendis aux toilettes, même si je pensais pouvoir tenir plus longtemps. Cette infirmière n’était pas très agréable et je n’avais pas envie d’avoir un problème avec elle.

Je retournai chez la doctoresse. Elle me demanda :

— Ça s’est bien passé ?

— Oui, mais votre collègue est assez, comment dirais-je, expéditive.

— Elle n’aime pas trop les gens comme vous je pense.

— Les gens comme moi ? Que voulez-vous dire ?

— Vous m’avez compris. Passons donc à l’examen suivant. Vous pouvez renlever vos pantalons et le slip et vous coucher sur le côté.

Je vis alors qu’elle avait préparé la sonde qu’elle allait m’introduire dans l’anus. Elle l’avait recouverte d’un genre de préservatif. Je comptais le nombre de pénétrations anales que j’avais eues en moins de 48 heures, six si mon calcul était exact, deux sondes, deux canules, un doigt et un pénis. Ça devenait presque une habitude et cela ne me dérangea pas lorsque je sentis la sonde élargir mon sphincter.

— Je ne vois rien de particulier, me dit la doctoresse, à votre âge ce n’est pas étonnant.

Elle retira la sonde et m’enleva le lubrifiant avec une lingette.

— Vous pouvez vous lever et aller uriner, me dit-elle.

Lorsque je revins, je vis qu’elle avait baissé la partie inférieure de la table d’examen et fixé des étriers dans les tubes prévus à cet effet.

— Comme un examen gynécologique, me dit-elle avec un sourire. Vous pouvez prendre place.

Cette fois j’étais vraiment gêné d’avoir les jambes écartées et le sexe exposé ainsi, mais je n’eus pas le temps de réfléchir longtemps. La doctoresse me dit :

— C’est une cystoscopie, je vais vous introduire un tube pour examiner l’intérieur de votre vessie. Ce ne sera pas très agréable. Vous êtes prêt ?

— Oui.

Elle me désinfecta le gland puis commença à enfoncer le tube. Elle ne m’avait pas fait d’anesthésie, était-ce pour tester ma résistance à la douleur ? Je ne supportais pas trop mal, je songeais que certaines personnes faisaient des jeux érotiques de ce genre. Je fus quand même soulagé lorsque la doctoresse me retira le cystoscope.

— Pas trop douloureux ? me demanda-t-elle.

— Non c’était supportable.

— Nous passons à la partie récréative maintenant. Pourriez-vous avoir une érection ?

— Une érection ?

— Bander si vous préférez, je dois encore examiner votre sexe en érection.

— Comment dois-je faire ?

— Je ne vais pas vous faire un dessin, mais ne vous faites pas de souci si ça ne marche pas.

De plus en plus gêné, j’essayai de me caresser le pénis, mais il restait flasque, assez normal après tout ce que j’avais subi. Je dis :

— Ça n’a pas l’air de marcher.

— Bon, je vais vous faire une piqûre.

Elle était déjà en train de préparer la seringue. Elle me désinfecta et planta l’aiguille dans les corps caverneux. L’effet fut immédiat, j’eus une grosse érection.

— Pas mal, me dit-elle. Je vais vous mesurer, mais c’est certainement au-dessus de la moyenne.

À ce moment-là, quelqu’un sonna à la porte. La doctoresse eut l’air contrariée.

— Qui vient encore nous déranger ? Entrez !

C’était de nouveau Daniel.

— Je ne vous dérange pas ? Je viens juste chercher les tasses vides.

— Mais non, vous ne nous dérangez pas, juste au moment où mon patient bande.

— Excusez-moi, répondit Daniel, tout en regardant attentivement mon sexe, je repars tout de suite.

Il prit les tasses et sortit. J’étais maintenant persuadé que c’était arrangé à l’avance et qu’il savait exactement à quel moment venir. L’urologue était certainement complice, elle aimait sûrement aussi les vidéos de surveillance.

— Excusez-nous pour ce dérangement. Voyons, j’ai déjà mesuré votre pénis. Je dois faire encore le doppler, mais il n’y a apparemment aucun souci, c’est bien dur. L’érection durera peut-être plus longtemps que d’habitude, ne vous inquiétez pas.

Elle fit la mesure avec l’appareil puis me dit :

— C’est déjà fini. Encore une petite formalité. Prenez vos habits et allez dans le local d’à côté. Vous pourrez y visionner quelques films et nous laisser un peu de sperme. Prenez tout le temps qu’il faudra.

— Euh oui.

— Bon, je pense qu’on se reverra vendredi, d’ici là bon séjour. Au revoir M. K., ça a été un plaisir de vous examiner.

— Au revoir Madame, tout le plaisir était pour moi, répondis-je ironiquement.

Elle ouvrit la porte du local, je pris mes affaires et je la quittai, le sexe fièrement dressé. Il y avait un lit recouvert d’un papier, une table avec un petit gobelet en plastique sur laquelle était collée une étiquette à mon nom et des mouchoirs en papier. Il y avait également un écran de TV et un lecteur de DVD, ainsi que différents films dont je vous laisse deviner le contenu. Je n’en mis pas, je me contentai de repasser dans ma tête tout le déroulement de la matinée. Je pris tout mon temps et je finis par éjaculer, prenant soin de mettre tout le sperme dans le gobelet. Je me rhabillai et sortis par une autre porte, sans repasser par le cabinet de la doctoresse.

Au déjeuner je fus assailli de questions, j’étais le premier à avoir vu l’urologue. J’expliquai tout en détail, sachant bien qu’ils n’auraient pas tous les examens. Mais il fallait leur faire peur.


Vendredi 21 mars 2014 08:00

J’avais accepté de me faire circoncire, surtout en pensant à mes futurs vols spatiaux. Je m’étais aussi demandé si les cosmonautes faisaient un lavement avant les longues sorties dans l’espace et s’ils devaient porter des couches dans le scaphandre. J’avais choisi de me faire enlever entièrement le prépuce.

On m’avait demandé de ne rien manger ni boire le matin et de passer aux toilettes juste avant la préparation, qui était prévue à huit heures. J’attendais dans le couloir lorsque la jeune infirmière arriva, la même qui m’avait déjà administré le lavement. Pas de chance.

— Encore vous M.K. ?

— Oui c’est moi. Pouvons-nous mettre les choses au point ? Pourquoi êtes-vous si agressive avec moi ?

— Entrons d’abord.

Nous pénétrâmes dans un local qui avait un lit et une douche. La porte se referma automatiquement.

— M. K., je suis jalouse.

— Jalouse ?

— Vous avez un corps magnifique, une grosse et belle bite, le gendre parfait. J’aurais bien aimé vous dépuceler.

— Je croyais que c’était interdit.

— On peut faire des infractions, comme votre pendentif que je vous demanderai d’enlever pour l’opération d’ailleurs. Mais évidemment, ça ne sera pas possible.

— Pourquoi ?

— Il est mis dans votre dossier que vous êtes homosexuel.

— Comment le savent-ils ?

— Pas bien difficile. Vous avez certainement téléchargé des photos d’hommes nus pour vous branler.

— Oui j’avoue. Je comprends votre frustration.

— Bon, faisons la paix et passons aux choses professionnelles. Je vais quand même pouvoir vous examiner sous toutes les coutures ce matin. Déshabillez-vous et allez vous doucher.

— Mais j’en ai déjà pris une ce matin.

— C’est avec un savon désinfectant.

Je me dénudai et allai sous la douche, il n’y avait pas de rideau, l’infirmière pouvait me regarder et elle fit des commentaires :

— Nettoyez mieux votre bite et vos couilles et la raie de vos fesses. Ces jeunes, ils ne savent même pas se laver correctement.

— Oui Madame, bien Madame, à vos ordres Madame.

Lorsqu’elle fut satisfaite, je me séchai puis elle me dit :

— Couchez-vous sur le lit, je vais vous raser.

— C’est nécessaire pour une circoncision ?

— Je ne veux pas prendre de risque avec vous, vous êtes classé dans la catégorie no 1.

— Qu’est-ce que ça signifie ?

— Qu’on attend beaucoup de vous en haut lieu. Vous ne le savez peut-être pas, mais tout au long de votre enfance, tous vos résultats scolaires, sportifs et médicaux ont été enregistrés et regroupés dans un logiciel qui a sorti cette classification. Si vous n’étiez pas dans la catégorie no 1, vous n’auriez aucune chance pour une fonction aussi importante que celle d’astronaute.

— C’est pour cela que vous allez me raser le pubis ?

— Non, c’est pour me venger. Mais ça repoussera.

Et elle me rasa consciencieusement toutes les parties génitales. Je dois avouer que, même gay, cela ne me laissa pas indifférent et que j’eus un début d’érection. Elle me badigeonna ensuite avec un désinfectant orange, puis, saisissant le bout de mon prépuce et soulevant mon pénis, elle me dit :

— Regardez bien votre prépuce pour la dernière fois !

— Je ne pourrais pas le garder dans du formol ?

— Non, je me le suis déjà réservé.

Je ne sus pas si elle plaisantait ou elle disait la vérité. Elle rajouta :

— Si vous devenez aussi célèbre que le Christ, on vénèrera ce prépuce dans 2000 ans. Bon c’est fini, mettez cette blouse et recouchez-vous. On viendra vous chercher. Au revoir M.K. et merde.

— Merde ?

— Bonne chance, comme au théâtre.

— Au revoir Madame.

Une autre infirmière arriva quelques minutes plus tard. Elle me fit une piqûre dans la cuisse, puis poussa mon lit jusque dans la salle d’opération. On me transféra sur la table d’opération, puis on m’enleva la blouse. On me recouvrit avec un drap. Le médecin anesthésiste et l’urologue me saluèrent puis je ne me souvins plus de rien.


Épilogue

J’avais passé également les autres soirées avec Frédéric dans le local no 43, je pus aussi lui faire un lavement et nous découvrîmes nos corps.

Nous nous quittâmes le samedi matin sur un quai de la gare de Y***. Nous prenions deux trains différents dans des directions opposées. À la surprise des autres camarades du Centre C encore présents sur le quai, nous nous embrassâmes longuement. Je pense qu’ils n’avaient pas remarqué notre liaison. Nous promîmes de rester en contact mais je ne me faisais pas d’illusions. Ce n’était qu’une première amourette de jeunesse. C’était l’heure, je montai dans mon train et il quitta la gare.

Je fis le bilan de la semaine. Cela s’était bien déroulé, je savais que j’étais en parfaite santé et que je pouvais envisager ma candidature à l’Académie Spatiale avec sérénité, un médecin me l’avait aussi confirmé le vendredi après-midi lors du bilan final. Les douleurs à mon pénis me rappelaient que le seul souci avait été corrigé. Mais j’étais quand même triste d’avoir quitté Frédéric alors que nous nous connaissions encore à peine.

Cette histoire s’est déroulée il y a de nombreuses années. J’ai bien sûr utilisé des pseudonymes pour la raconter, mais vous me connaissez certainement. Je suis l’un des cosmonautes qui a posé de nouveau le pied sur la lune plus de 60 ans après les Américains. Je ne vous dirais pas lequel, je préfère garder l’anonymat. Je n’ai jamais eu de problème avec mon homosexualité, mais par contre, avec le fétichisme médical, c’est plus délicat.

Je revis rapidement Frédéric et nous nous mariâmes, mais c’est une autre histoire que je vous raconterais peut-être un jour.