Étude sensorielle

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Étude sensorielle
par Jules1291   Drapeau-ch.svg   (2018-10-22)


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L’hôpital universitaire cherchait souvent des volontaires pour des études médicales. Comme j’avais besoin d’argent pour payer mes études, des amis m’avaient conseillé de m’inscrire. C’était très bien payé, il fallait seulement passer une ou deux semaines à l’hôpital pendant les vacances pour recevoir des pilules ou des piqûres dont les effets secondaires pouvaient cependant être désagréables : nausées, fièvre, vertiges, éruptions cutanées. Il n’y avait pas beaucoup de détails sur le site de l’hôpital. Je tentai ma chance et m’inscrivit pour l’étude qui rapportait le plus, elle était intitulée : « Étude sensorielle X427 ». Je remplis le questionnaire médical, ce fut rapide car je n’avais aucune maladie. Une seule question me dérangea : on me demandait si j’étais circoncis. Cela signifiait qu’ils examineraient ma bite et je n’aimais pas trop. Mon médecin généraliste ne ratait jamais une occasion de me tâter les couilles.

Je reçus quelques jours plus tard un courriel. On m’indiquait que ma demande avait été acceptée, tout en me précisant qu’une visite médicale préalable serait nécessaire avant la conclusion du contrat. La convocation pour cette visite ainsi que des pages de conditions en petits caractères était jointes.

Je me rendis à l’hôpital, c’était un mardi à 10 heures. Le début fut classique : prise de sang, d’urine, mesures par une infirmière. Je passai ensuite vers les docteurs, ils étaient deux. Le premier, le Dr House, en blouse blanche, me salua :

— Bonjour Monsieur et merci pour votre disponibilité. Le Dr Murphy est avec moi, c’est lui qui est responsable de l’étude sensorielle X427. Comme c’est l’habitude, nous allons vous examiner. Veuillez vous déshabiller et vous coucher sur la table.

Le Dr Murphy avait mis un habit vert. J’obéis et me couchai, ma tête était relevée. Je laissai mon slip comme chez mon médecin habituel, il le baissait seulement à la fin. Le Dr House consulta mon questionnaire sur son ordinateur puis m’ausculta sommairement. Il s’adressa au Dr Murphy à la fin :

— Il est en bonne santé. Veux-tu faire un essai en vue de l’étude ?

— Je pense que ce serait mieux.

Le Dr Murphy passa la main sur mon slip. Il tâta la hampe de mon pénis, puis le gland.

— Circoncis ? demanda le Dr House.

— Oui, fit le Dr Murphy.

— Est-ce gênant ?

— Pas du tout, nous ferons des comparaisons avec ou sans prépuce. C’est prévu dans l’étude.

Le Dr Murphy tâta ensuite mes testicules. Le contact de ses doigts provoqua un début d’érection.

— Le patient réagit bien, dit le Dr House. C’est bon signe.

Il continua à me tripoter jusqu’à que j’eusse une érection complète. Il ôta le slip qui ne pouvait plus contenir mon membre. J’étais plutôt surpris, jamais un médecin m’avait vu dans cet état.

— Belle taille, dit le Dr House en m’inspectant le méat.

— Détendez-vous et fermez les yeux, me dit le Dr Murphy. C’est important de ne pas voir ce qu’on vous fait et de vous concentrer sur les sensations que vous ressentez.

— Qu’allez-vous me faire ? m’inquiétai-je.

— Nous allons vérifier que tout fonctionne bien. C’est nécessaire pour l’étude. Ne vous inquiétez pas, un comité d’éthique l’a acceptée et nous sommes autorisés à manipuler vos organes génitaux.

L’un des médecins me branlait tandis que l’autre me pinçait les tétons. Ils variaient les mouvements, arrêtant lorsque j’étais trop excité. Ils enduisirent mon pénis d’huile de massage. J’oubliais complètement que j’étais dans un hôpital, je m’imaginai être dans une ambiance érotique. Je ne sus pas combien de temps je mis pour arriver à l’orgasme, assez longtemps me sembla-t-il. Celui-ci fut très intense.

Ils ne me laissèrent pas le temps de me reposer. Le Dr Murphy me demanda de garder les yeux fermés. Sans me prévenir, il m’enfonça un doigt dans le rectum. Il massa longuement ma prostate, ne me laissant aucun répit avant que j’eusse un deuxième orgasme, différent et totalement nouveau pour moi.

— C’est terminé pour aujourd’hui, me dit le Dr Murphy, vous pouvez vous rhabiller.

— Attends, dit le Dr House en me tendant du papier, laisse-le s’essuyer.

— Avez-vous déjà eu des relations sexuelles ? me demanda le Dr Murphy.

Je fus surpris par sa question, je répondis honnêtement :

— Non, jamais.

— Vous masturbez-vous ?

— Oui.

— Il ne faudra plus le faire pendant l’étude pour ne pas fausser les résultats.

— Bien.

— Vous a-t-on expliqué en quoi consiste cette étude ?

— Non.

— Je vais vous résumer rapidement. C’est une étude sur l’orgasme. Vous aurez différents senseurs sur le corps qui enregistreront vos paramètres durant l’orgasme et vous serez filmé. C’est tout. Pas de remèdes à prendre, pas d’effets secondaires. C’est nous qui déciderons à quelle fréquence et de quelle manière vous aurez des orgasmes. Cele ne vous dérange pas que ce soit un homme qui vous stimule ?

— Euh, non.

— Vous n’avez de toute façon pas le choix. Nous utiliserons des techniques très variées, comme la stimulation électrique, la dilatation de l’urètre, le lavement, la dilatation de l’anus, le massage tantrique, la fellation, etc., ce seront de belles découvertes pour vous. Avez-vous déjà été masturbé par un autre homme ou par une femme ?

— Non.

— Vous êtes un vrai puceau. C’est parfait, vous ne serez pas influencé par des expériences antérieures. Vous connaissez les dates, vous recevrez le contrat et des informations pratiques pour le séjour dans quelques jours. D’autres questions ?

— Je ne crois pas.

— Alors merci de votre collaboration, votre contribution à la recherche scientifique est très importante, et, en confidence, vous avez un très bel organe, je me réjouis de l’examiner de manière plus approfondie.

Je pris congé des médecins et quittai l’hôpital, assez perturbé par ce qui s’y était passé, puis je me dis qu’il y avait pire que ça comme job de vacances.