Échanges nordiques (09)

Échanges nordiques (09)
Texte paru le 2018-12-02 par Jules1291   Drapeau-ch.svg
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Août
À chaque mois en 2018, une nouvelle activité vous sera présentée dans Raconte-nous cette photo #9...

Laissez voguer votre imagination autour de cette photo et excitez-nous dans vos propres mots!

Voyons ce que les auteurs voient dans cette photo, à leur façon!

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Septembre


Template-Books.pngSérie : Échanges nordiques


Nous prîmes la sage décision de faire l’impasse sur les ébats et nous descendîmes au restaurant diététique où le maître d’hôtel nous recommanda une daurade au gingembre, précédée d’une salade. Nous renonçâmes au vin et au dessert, nous devions de temps en temps faire attention à notre ligne et en rester à l’eau minérale lémanique. La dure vie des curistes.

Même pas le temps de faire une sieste crapuleuse, nous avions le premier soin à 14 heures. Une brochure de l’hôtel nous indiquait que nous pouvions nous rendre au spa en peignoir, la question se posa de savoir si nous devions mettre un maillot de bain dessous ou pas, question rapidement résolue puisque nous les avions oubliés.

— On ne pourra pas aller à la piscine, fit remarquer Eino.

— Tant pis, dis-je, il y a des piscines partout et je n’aime pas nager.

Nous passâmes donc les peignoirs sur nos corps nus. C’était une situation inhabituelle de côtoyer des gens habillés dans l’ascenseur et de sentir la fraîcheur de l’air climatisé des couloirs sur la peau. L’hôtesse de la réception du spa nous demanda notre nom.

— Bienvenue, Messieurs. Comme vous êtes les invités du directeur, nous avons prévu de vous accompagner toujours par la même personne, à part pour les soins que vous aurez les deux en même temps. Je vais appeler Johannes.

Le masseur arriva. Il était vêtu d’un pantalon et d’un tee-shirt blanc qui laissait deviner un torse bronzé et musclé, comme ses bras. Il n’avait que quelques années de plus que nous.

Bonjour Messieurs, nous dit-il avec un fort accent allemand tout en nous broyant la main.

Bonjour Monsieur, répondis-je. Pourriez-vous parler anglais ? Mon ami est finlandais.

— Pas de souci, le français n’est pas ma langue maternelle, je suis allemand et je viens de Warnemünde. Je suis à Biarritz pendant une année dans le cadre d’un échange linguistique.

— Parfait, dis-je. Il y a de la thalasso à Warnemünde ? J’avoue que ne sais même pas où c’est.

— Au bord de la mer Baltique, dans l’ancienne RDA. C’était une base d’entraînement de la Luftwaffe et un hôtel avait été construit par les communistes afin d’attirer les touristes et leurs devises étrangères. Je vous invite à y venir lors de vos prochaines vacances, votre ami ne doit pas être rebuté par les températures nordiques.

— Il faudra bien que je m’habitue aussi, soupirai-je.

— Le directeur m’a demandé de vous offrir un traitement VIP.

— Et ça consiste en quoi ? demanda Eino.

— Nous ne serons pas obligés de suivre le programme à la lettre. Il y a déjà une dérogation, nous commençons par une visite médicale.

— Une visite médicale ? fis-je, étonné.

— Les personnes qui suivent une cure de thalasso doivent passer chez la doctoresse au début de la cure pour voir s’il n’y a pas de contre-indications. Vous avez de la chance, elle n’est normalement là que le lundi, elle est venue mettre ses dossiers à jour. Ce n’est qu’une simple formalité, elle vous posera juste quelques questions, pas de crainte à avoir, elle ne vous examinera pas le Schwanz.

Je me demandai si c’était vraiment de la chance, j’aurais préféré éviter cette « formalité ». Johannes nous mena vers le local d’examen, frappa à la porte. La doctoresse ouvrit, c’était une femme entre deux âges, l’air aussi avenant qu’une maîtresse d’école acariâtre.

— Passe le premier, dis-je à Eino.

— Après toi.

— Tu es l’invité, j’insiste.

— On ne va pas passer l’après-midi en politesses. J’y vais.

J’attendis une dizaine de minutes, imaginant Eino se faisant tripoter le zizi, ce qui ne laissa pas le mien indifférent. J’essayai de me calmer avant qu’il ne dépassât du peignoir. Eino ressortit du local, il était hilare en me disant :

— À toi, bon courage !

Cela ne présageait rien de bon. La doctoresse me fit asseoir devant son bureau, me posa quelques questions au sujet de ma santé puis prit ma tension artérielle avec un appareil.

— Un peu haute, ce doit être de la nervosité, veillez à ne pas grossir et à faire du sport. Je vais quand même vous ausculter, veuillez enlever le haut.

Je ne sais pas si vous avez déjà essayé d’enlever le haut d’un peignoir, le bas se trouve également ouvert, exposant vos organes génitaux-urinaires. J’essayai tant bien que mal de les cacher tandis que la doctoresse m’auscultait. Elle me dit ensuite :

— Pourriez-vous vous coucher sur la table d’examen ?

Je lui obéis, me promettant de faire une remarque à Johannes, il avait toutefois dit que ma queue serait épargnée. Vous devinez que ce ne fut pas le cas, la doctoresse écarta les pans du peignoir que j’avais tenus serrés, tout en me disant :

— Puisque vous n’avez pas mis de sous-vêtement, je vais profiter de faire un examen complet.

Je supportai stoïquement ses palpations, il me sembla que je bandais légèrement, ou même beaucoup, même si ce n’était pas un homme. Elle ne fit aucune remarque. L’humiliation fut à son comble lorsqu’elle me demanda d’écarter mes jambes pour m’enfoncer un doigt dans l’anus.

— C’est fini, me dit la doctoresse, vous pouvez vous rhabiller, plutôt nouer votre ceinture. Vous êtes en parfaite santé à tous les niveaux. Au revoir, Monsieur, et bon séjour.

— Au revoir, Madame.

J’avais la queue entre les jambes lorsque je sortis du local, Eino et Johannes se marraient.

— C’est ça un traitement VIP ! m’exclamai-je, irrité.

— Excusez-moi, me dit le masseur, votre ami m’a expliqué, je suis très étonné, personne ne m’avait indiqué que la doctoresse était si curieuse.

— Certainement parce que nous sommes jeunes et beaux, fit Eino, ça la change des curistes vieux, moches et impuissants.

— Parce que tu as bandé ?

— Pas toi ?

Je m’abstins de répondre, espérant que la suite des soins serait plus calme, j’en doutais beaucoup et je m’attendais à tout. Nous fîmes le tour du spa avec Johannes, sans toutefois entrer dans les différents locaux de soins qui étaient occupés. Le masseur nous dit ensuite :

— Nous débutons par la douche à jet. Est-ce que l’un des deux va attendre dehors ou préférez-vous entrer les deux ensemble dans la cabine ?

Eino me regarda en riant.

— On y va les deux ensemble ou tu es trop timide ?

— Je me gêne de me déshabiller devant toi, je vais faire un effort.

— Tiens, nous dit Johannes, je pensais que vous étiez, comment dire, intimes.

— Je plaisantais, dit Eino. Nous sommes gays et Daniel est mon petit ami.

— Je l’avais deviné, ne vous inquiétez pas, je ne suis pas homophobe.

Nous entrâmes, Johannes nous dit d’enlever nos peignoirs et de les pendre à une patère. J’hésitai.

— Nous avons oublié nos maillots de bain, cela ne vous dérange pas ?

— J’ai déjà vu des centaines ou des milliers de queues, répondit Johannes en riant. En Allemagne presque tout le monde est à poil pour la thalasso. Et vous pouvez même bander, un coup de jet sur vos bites les remettra à l’ordre.

— Attention ! dis-je, nous tenons à nos services trois-pièces !

— Pas de souci, j’essaierai de les éviter.

Nous ôtâmes nos peignoirs. Il me sembla que Johannes regarda quand même nos bites, était-il aussi gay ou était-ce parce que nous étions jeunes et beaux ? Il ne fit aucun commentaire, elles ne devaient rien avoir de particulier.

Eino passa le premier, présentant d’abord son dos et ses fesses au masseur. Il se tourna ensuite, et, comme Johannes l’avait promis, le jet évita la zone de l’entrejambe. Eino n’était pas excité par le traitement, son pénis resta sagement au repos, sûrement une fatigue passagère, il l’avait beaucoup utilisé ces dernières heures.

Ce fut ensuite à mon tour, le jet était plus puissant que je ne l’avais pensé. Ce n’était pas très agréable et je ne bandai pas non plus. Nous nous séchâmes puis nous reposâmes pendant une demi-heure sur une chaise longue, je m’endormis.

Johannes me réveilla pour le soin suivant : la cryothérapie. Nous entrâmes dans le local et il nous présenta à l’opérateur.

— Hans, mon mari, qui est avec moi en France. Eino, un Finlandais. Daniel, son petit ami.

— Enchanté, nous dit Hans. Je vais vous expliquer. Vous serez pendant quelques minutes dans de l’air à -110°C.

— Euh, dis-je, vous êtes sûr que ce n’est pas dangereux ?

— La doctoresse vous aurait dit s’il y avait eu des contre-indications, fit Johannes. Et nous allons protéger vos extrémités, les oreilles, les mains, les pieds, ainsi que les bijoux de famille, bien entendu.

— Il y a un souci, dit Johannes. Ils n’ont pas de maillot de bain.

— Nous avons le temps, ils peuvent aller les chercher dans la chambre.

— C’est que nous les avons oubliés, expliquai-je. Cela ne fait rien, moi je peux renoncer à la cryo.

J’étais content d’avoir trouvé cette excuse. Eino, par contre, n’avait pas froid aux yeux.

— Je vais y aller sans rien, j’ai l’habitude des lacs glacés en hiver en Finlande.

— Ils ne sont pas à -110°C, vos lacs, dit Hans. Nous avons des consignes de sécurité strictes, pas question que l’hôtel se retrouve avec un procès sur le dos pour burnes gelées. Ne vous inquiétez pas, nous avons tout prévu. Enlevez vos peignoirs, je vais vous équiper.

Hans sortit un paquet d’une armoire.

— Qu’est-ce que c’est ? demandai-je. Des couches ?

— Oui, fit Hans. Vous aurez chaud aux couilles avec ça.

— Nous aurons l’air ridicules ! m’exclamai-je.

— Le ridicule ne tue pas, fit Eino. Et quand tu seras vieux tu seras bien obligé d’en mettre. Je le sais, mon arrière-grand-père est dans un home.

Je ravalai ma dignité en espérant ne jamais avoir besoin d’en mettre. Hans nous les enfila. Il nous donna également des pantoufles, des gants, un bandeau pour les oreilles ainsi qu’un masque pour le nez et la bouche.

Eino ne put s’empêcher de sortir son smartphone de la poche de son peignoir et de me photographier. Il me demanda de l’immortaliser aussi. Hans nous prit les deux ensemble. J’avais heureusement confiance en mon ami et je savais que ces photos ne seraient jamais transmises à mes sœurs, ni publiées sur Instagram. Johannes nous dit encore :

— Vous n’êtes pas obligés de les utiliser, je n’ai pas envie de vous torcher comme des bébés.

Eino rit, je restai de marbre. Nous entrâmes dans la cabine. Ce ne fut pas aussi désagréable que je l’avais imaginé, je fus toutefois content de ressortir. Hans nous enveloppa dans des couvertures et nous offrit une tasse de thé chaud. Si j’avais survécu à la cryo en couches, il ne pouvait plus rien m’arriver de pire dans ma vie, à part faire mon coming out.

Une fois que nous fûmes réchauffés, Hans reprit les couvertures et nous dit d’enlever les couches. Eino hésita.

— Je préfère la garder, je pense que nous avons le temps de passer dans la chambre.

— Oui, fit Johannes, vous avez le temps, mais pas pour… vous devinez quoi. Hans m’accompagnera tout à l’heure pour vous masser.

Nous sortîmes du local de cryothérapie, je demandai immédiatement à Eino :

— Pourquoi voulais-tu garder la couche ?

— Parce que j’ai fait pipi dedans.

— Tu as fait exprès ?

— Oui, j’avais besoin et j’avais envie de découvrir quelle sensation ça fait. Essaie aussi.

Je trouvais l’idée de mon ami bizarre, mais je fus troublé. Je réfléchis quelques instants et je me dis que cela ne coûtait rien d’essayer. Je me soulageai alors que nous étions dans l’ascenseur. Je sentis le liquide chaud se répandre dans la couche. J’espérai que le couple qui était avec nous n’avait rien remarqué. Une fois que nous fûmes sortis de la cabine, je dis à Eino, confus.

— J’ai aussi fait pipi.

— Tu as aimé ? Ça se fait les jeux uro, je l’ai lu dans un forum.

— Tu as raison, j’aime bien te voir pisser.

— Pas de souci, ça ne me dérange pas.

— Par contre, je ne vais pas recommencer avec les couches. Je trouve plutôt désagréable.

Nous allâmes directement à la salle de bain. Eino enleva ma couche, me doucha et savonna mon pénis, je bandai immédiatement.

— Je n’insiste pas, fit Eino. Tu as entendu ce qu’a dit Johannes, nous avons encore le massage.

— Oui, mais ne rêve pas, nous sommes dans un hôtel ici, pas dans un bordel.

— Qui sait ? Nous sommes des VIP… Je te lave aussi les fesses, on sait jamais.

Eino mit un doigt dans mon rectum pour bien le nettoyer. Je lui baissai aussi sa couche et le douchai. Il était moins excité que moi. Je me dis qu’il avait peut-être eu de l’énurésie en étant enfant et qu’il avait eu l’habitude de porter des couches. Je n’osai pas lui demander. Nous nous séchâmes.

— Qu’allons-nous faire avec ça ? demanda Eino en montrant les couches souillées sur le sol. Il ne faudrait pas que la femme de ménage les trouve.

Je réfléchis et j’eus une idée. Je pris le sac réservé au linge sale et je mis les couches à l’intérieur. J’écrivis « déchets » dessus et le sortis sur la terrasse. Nous nous rhabillâmes, c’est-à-dire que nous passâmes nos peignoirs. Nous consultâmes nos portables pendant quelques minutes. Eino me montra les photos.

— Je vais les envoyer à ma grand-mère, dit-il.

— Tu es fou ou quoi ? Que va-t-elle en penser ?

— Elle va bien rire. Je ne vais pas lui expliquer ce que nous avons fait ensuite, ne crains rien.

J’aimais bien l’aisance qu’avait Eino avec son corps, j’avais encore beaucoup de chemin à parcourir avant de l’égaler. Nous redescendîmes au spa. Johannes et Hans nous attendaient au local de massage. Ils avaient éteint les lampes et allumé quelques bougies. Il y avait deux tables de massage, nous nous assîmes dessus et les masseurs nous lavèrent les pieds pour débuter. Johannes sortit des slips jetables d’un tiroir.

— Nous allons sortir et vous mettrez ça.

— Le directeur nous a dit que ce n’était pas nécessaire, fit remarquer Eino.

— Pour les soins de thalasso seulement, pour les massages c’est obligatoire. Si vous les refusez, c’est à vos risques et périls.

— Que risquons-nous ? demandai-je.

— Nous pourrions effleurer vos couilles par inadvertance lors du massage. Je n’insiste pas. Enlevez vos peignoirs et couchez-vous sur le ventre.

Ce fut Johannes qui me massa. Il posa une serviette sur mes fesses et mes jambes. Il fit couler de l’huile chaude sur mon dos et débuta le massage. C’était une première pour moi, je sentis qu’il insistait sur des points où j’avais des blocages, c’était un peu douloureux. Johannes me dit de me détendre car j’étais trop crispé. Il posa une autre serviette sur mon dos puis me massa les jambes, l’une après l’autre, et enfin les bras. Il dégagea ensuite mes fesses et les pétrit, puis me chuchota à l’oreille.

— Je te fais comme la doctoresse ?

Je fus surpris, il me tutoyait alors qu’il m’avait vouvoyé jusqu’à ce moment-là. Je répondis « oui » sans réfléchir. Je réalisai alors qu’il voulait masser ma prostate. Eino me l’avait déjà fait, mais Johannes était un véritable expert, bien plus expérimenté que mon ami. Il fit d’abord couler de l’huile sur ma rosette, passa son doigt dans ma raie, me stimula les couilles par derrière. Il introduisit ensuite son doigt et ne me laissa aucun répit avant que je ne fusse secoué de spasmes.

Johannes me dit de me coucher sur le dos, je regardai Eino en me retournant, il me sourit, et je contemplai son magnifique corps nu. Je me dis que j’avais vraiment de la chance de l’avoir rencontré. Johannes me recouvrit avec des serviettes, ce qui permit de cacher mon érection. Je n’avais plus aucun doute sur la fin du massage et j’attendis ce moment avec impatience. Le masseur finit par dégager mon pénis dressé pour le caresser après l’avoir huilé. Il m’amena de nombreuses fois à la limite de la jouissance. Il synchronisait ses mouvements avec Hans et j’éjaculai en même temps qu’Eino. Johannes me recouvrit avec la serviette après m’avoir nettoyé, puis il sortit avec son mari. Je revins progressivement à la réalité après quelques minutes. Je m’assis.

— J’ai encore du travail avant de pouvoir masser comme eux, fit Eino, dépité.

— On peut toujours progresser dans la vie, dis-je, avec toi c’est différent, même si ta technique n’est pas parfaite, tu es mon amour.

Je me levai et prit mon ami dans mes bras. Les deux masseurs entrèrent à nouveau dans la pièce.

— Désolés de vous déranger, dit Hans, nous devons libérer le local pour les suivants.

— Vous avez vu ce qui se passe lorsqu’on refuse les slips jetables, ajouta Johannes.

— Je ne sais pas si le directeur apprécierait votre zèle, dis-je. Rassurez-vous, je ne le dirai pas.

— Vous pouvez le lui dire, fit Johannes, c’est lui qui nous a demandé de vous faire ce traitement VIP.

— Pourquoi ?

— Je n’en sais rien, vous lui poserez la question.